Sécurité

Mali : une quinzaine de jihadistes de la katiba Macina « mis hors de combat » par une frappe de Barkhane

Pilotes de Mirage 2000 au camp Kosseï, poste de commandement de la force Barkhane (photo d'illustration). © Richard Nicolas-Nelson/AP/SIPA

Une quinzaine de jihadistes du Front de libération du Macina ont été « mis hors de combat » samedi au centre du Mali au cours d'une frappe aérienne de l'armée française menée en coordination avec les forces maliennes, a révélé l'état-major des armées françaises.

Deux Mirage 2000 basés à Niamey sont intervenus samedi soir dans la région de Dialoubé, au nord de Mopti, en coordination avec les forces armées maliennes, a indiqué le 25 février l’état-major des armées françaises dans un communiqué. « Une quinzaine de terroristes a été mis hors de combat », a-t-il ajouté, sans préciser si les jihadistes avaient été tués ou blessés.

Cette nouvelle opération de Barkhane est intervenue alors que le Premier ministre français Edouard Philippe effectuait une visite au Mali. Ce dernier a conforté l’aide financière et militaire de la France au Mali face à la menace jihadiste, tout en appelant à accélérer la mise en œuvre de l’accord de paix de 2015. La France et sa force militaire Barkhane seront « aux côtés du Mali aussi longtemps que nécessaire et aussi longtemps que le Mali le souhaitera », a-t-il lancé.

Le chef de guerre Abou Iyad Al Tounsi tué

Les militaires français avaient déjà tué jeudi au Mali l’un des principaux chefs jihadistes du Sahel lié à Al-Qaïda, l’Algérien Djamel Okacha, nommé Yahya Abou El Hamame.

Il était le numéro deux de l’alliance jihadiste dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Le chef de guerre Abou Iyad Al Tounsi aurait également été tué au cours de cette opération, selon une source militaire.

« Cette action spectaculaire », qui « concrétise des années de recherche », porte « un coup très dur pour les groupes terroristes agissant au Sahel », a annoncé Florence Parly, en soulignant que le GSIM « aura perdu trois de ses principaux chefs en l’espace d’une année, tous des adjoints proches de Iyad Ag Ghaly ».

Fin novembre, la ministre française des Armées, Florence Parly, avait annoncé la mort d’Amadou Koufa, chef de la katiba Macina, dans le centre du Mali, tué lors d’une opération militaire de la force française Barkhane en coordination avec l’armée malienne.

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