Politique

Centrafrique : Firmin Ngrebada nommé Premier ministre dans le cadre de l’accord de paix

Firmin Ngrebada, ici en 2016, est le directeur de cabinet de Faustin-Archange Touadéra, président centrafricain.

Firmin Ngrebada, ici en 2016, est le directeur de cabinet de Faustin-Archange Touadéra, président centrafricain. © DR

Le directeur de cabinet du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, Firmin Ngrebada, a été nommé lundi Premier ministre, trois semaines après la signature d’un accord de paix entre les autorités et les groupes armés, a annoncé la présidence.

« L’ancien ministre d’État directeur de cabinet à la présidence vient d’être nommé Premier ministre chef du gouvernement », a annoncé la présidence dans un communiqué. Le prédécesseur de Firmin Ngrebada, Simplice Mathieu Sarandji, avait remis sa démission et celle de son gouvernement au président le 22 février, conformément à l’accord de paix signé le 6 février.

Cet accord, le huitième depuis le début de la crise en Centrafrique en 2013, prévoyait en effet la nomination d’un « gouvernement inclusif ». « On en saura un peu plus demain (mardi) sur la composition du gouvernement », a déclaré à l’AFP Albert Yaloké-Mokpème, porte-parole de la présidence.

Rapprochement avec Moscou

Firmin Ngrebada menait les négociations au nom du pouvoir à Bangui lors des pourparlers à Khartoum. Homme discret, membre du cercle proche du président centrafricain, il est aussi un des personnages clés du rapprochement entre Bangui et Moscou, dossier dans lequel il a coordonné tous les rendez-vous du chef de l’État.


>>> À LIRE –  Centrafrique : qui est Firmin Ngrebada, l’homme du rapprochement Moscou-Bangui ?


Le président Touadéra, qui peine à asseoir son autorité sur une majorité du territoire national, avait déjà la mainmise sur l’Assemblée nationale avec son parti, le Mouvement cœurs unis (MCU), majoritaire dans hémicycle. Les groupes armés, qui dominent environ 80% du territoire, ont longtemps réclamé un Premier ministre issu de leurs rangs. N’ayant obtenu gain de cause, ils devraient néanmoins être bien représentés dans le prochain gouvernement.

Certains chefs ou représentants de ces groupes sont déjà présents au gouvernement ou comme conseillers à la présidence. À plusieurs reprises, les ONG de défense des droits humains se sont offusquées de la présence de représentants des groupes armés au gouvernement et dans certaines instances dirigeantes centrafricaines.

Depuis le 6 février, date de signature de l’accord à Bangui, quelques incidents armés ont eu lieu dans le pays, mais aucun combat de grande ampleur n’a été observé. L’accord de paix négocié à Khartoum a été préparé depuis juillet 2017 par l’Union africaine (UA), et salué par tous les partenaires de la Centrafrique.

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