Cinéma

Cinéma : au Fespaco, une ouverture en fanfare… et déjà des couacs

Cérémonie d'ouverture du Fespaco au stade municipal de Ouagadougou, le 23 février 2019.

Cérémonie d'ouverture du Fespaco au stade municipal de Ouagadougou, le 23 février 2019. © Sophie Garcia pour Jeune Afrique

Le festival de cinéma, qui célèbre ses 50 ans, a officiellement commencé samedi au stade municipal de Ouagadougou. Mais des problèmes d’organisation ternissent toujours la manifestation.

Clac ! En refermant, comme il est de tradition, un gigantesque clap de cinéma, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré a donné le coup d’envoi de la 26e édition du Fespaco samedi 23 février dans un stade municipal quasi plein. Hymne national, cavaliers se cabrant devant la tribune officielle, concerts de stars locales et de Magic System, feux d’artifices grandioses… tous les ingrédients étaient rassemblés pour célébrer en grandes pompes le festival de cinéma quinquagénaire.

Cérémonie d'ouverture du Fespaco au stade municipal de Ouagadougou, le 23 février 2019.

Cérémonie d'ouverture du Fespaco au stade municipal de Ouagadougou, le 23 février 2019. © Sophie Garcia pour Jeune Afrique

Un événement à part

La semaine du cinéma africain plutôt confidentielle et lancée par les cinéphiles du ciné-club franco-voltaïque en février 1969 est devenue une manifestation hors-norme. Et promet beaucoup, du moins sur le papier. Pas moins de 160 films sont programmés, 450 projections sont prévues pour un public espéré de 100 000 spectateurs. Des longs métrages présentés au ciné Burkina, avec ses groupes locaux qui chauffent la salle avant la séance, aux projections nomades du Cinéma Numérique Ambulant emmenant le 7e art sur les ronds-points, les marchés ou dans les lycées… le Fespaco est un événement à part.

La place des cinéastes à Ouagadougou.

La place des cinéastes à Ouagadougou. © Sophie Garcia pour Jeune Afrique

La traditionnelle cérémonie de libation sur la place des cinéastes était aussi là pour le rappeler dimanche matin. Autour d’un monument repeint à neuf quelques jours avant le festival, les professionnels se sont rassemblés pour honorer la mémoire des cinéastes disparus, notamment Idrissa Ouedraogo et Missa Hébié décédés l’année dernière.

Couacs dans l’organisation

Reste que l’organisation du festival, déjà maintes fois pointée du doigt lors des éditions précédentes, ne s’est visiblement pas améliorée. Le délégué général du Fespaco, Ardiouma Soma, assurait ainsi que 600 invités (au lieu de 300 à 400 généralement) seraient accueillis. Nombre de professionnels ont bien reçu des invitations… mais jamais les billets d’avion promis ! Le problème concerne des journalistes mais aussi des réalisateurs de la sélection officielle qui se sont retrouvés sans billet à quelques jours de l’inauguration.

À l’entrée presse du spectacle d’ouverture, des dizaines de journalistes ont également été refoulés samedi, sous le prétexte qu’il n’y avait plus de place… et de ce fait empêchés de faire leur travail. Et les photographes qui ont pu entrer étaient gênés par les hôtesses et les soldats placés peu opportunément entre eux et la scène. Des allocutions trop longues, s’apparentant pour certains politiques à des discours de campagne, et des vidéos un peu amateurs présentées durant la cérémonie ont aussi bridé l’enthousiasme des professionnels et de la foule.

Il reste une semaine au Fespaco pour prouver qu’il est toujours, malgré tout, une manifestation prestigieuse et que Ouagadougou reste la capitale du cinéma en Afrique. Le film qui fait l’ouverture, The Mercy of the Jungle, de Joel Karekezi, du Rwanda, pays invité d’honneur, sera diffusé ce dimanche, 16h, au ciné Burkina.

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