Diplomatie

RDC : la Ceni rejette les accusations de corruption contre ses dirigeants

Corneille Nangaa, président de la Ceni (milieu), le 6 janvier 2019 à Kinshasa. © Trésor Kibangula/JA

La Commission électorale (Ceni) de RDC a rejeté samedi les accusations de corruption et de violation des droits humains contre trois de ses dirigeants par les autorités américaines après les scrutins ayant consacré Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle contestée par l'opposant Martin Fayulu.

Le gouvernement américain a accusé vendredi 22 février le président de la Commission électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa, son vice-président, Norbert Basengezi et un conseiller du président, Marcellin Mukolo Basengezi, de s’être « enrichis personnellement par l’usage de la corruption » et d’avoir violé les droits humains.

Le président de l’ancienne Assemblée nationale congolaise, Aubin Minaku, le chef des juges de la Cour constitutionnelle et les trois responsables précités de la Ceni sont interdits d’accès au territoire américain.

La Ceni « rejette les allégations de corruption et/ou de violation des droits de l’Homme, d’abus ou d’atteinte à la démocratie dans l’exercice de sa mission » contre ses dirigeants, a écrit dans un communiqué Jean-Pierre Kalamba, rapporteur de cette institution.

La Ceni indique avoir appris « avec stupéfaction », cette décision du département d’État des États-Unis « interdisant l’entrée dans l’espace américain » prise contre ses trois responsables.


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La Ceni rappelle que les élections générales du 30 décembre ont « permis le transfert pacifique et démocratique mais aussi historique du pouvoir entre le président de la République sortant et le président élu ».

La Ceni, puis la Cour constitutionnelle, ont proclamé Félix Tshisekedi vainqueur avec 38,5% des voix, et l’autre opposant, Martin Fayulu, deuxième avec 34%.

Mais ce dernier accuse le président de la Ceni, Corneille Nangaa, d’avoir « fabriqué » les résultats et dénonce un « putsch électoral » orchestré par l’ex-président Joseph Kabila.

Martin Fayulu revendique la victoire, avec 61% des voix, un pourcentage également repris par le Groupe des experts du Congo (GEC) de l’université de New York et des titres de la presse internationale, citant des fuites de la Ceni ainsi que les observateurs de l’Église catholique.

Mais la victoire de Félix Tshisekedi a été acceptée pacifiquement par la population, et les leaders africains ont déjà adoubé le nouveau président congolais lors du sommet de l’Union africaine début février.

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