Sécurité

Centrafrique : le gouvernement rassure sur la mise en œuvre de l’accord de paix

Les 14 groupes armés et le gouvernement ont apposé leur signature au bas du texte consacrant la paix et le vivre ensemble, ce 6 février 2019 à Bangui, en présence de la communauté internationale. © Flickr/CC/UN/MINUSCA - Herve Serefio

Le gouvernement centrafricain s'est voulu rassurant à propos de l'accord de paix qu'il a signé le 6 février à Bangui avec les groupes armés contrôlant 80% du pays, affirmant qu'il était « en train d'être mis en œuvre ».

« Dès que l’accord [a été] signé, [nous avons pris] toutes les dispositions pour faire ce qui [était] demandé ou requis. L’accord est en train d’être mis en oeuvre », a déclaré le ministre de la Communication, Ange-Maxime Kazagui, lors d’une conférence de presse organisée mercredi 20 février à Bangui.

Cet accord de paix prévoit notamment qu’un gouvernement inclusif soit nommé « immédiatement après signature de l’accord », ce qui n’a pas encore été fait. Mais, selon Ange-Maxime Kazagui, « il n’y a pas de soucis concernant le remaniement » ministériel à venir.

Plusieurs incidents signalés

Une « commission inclusive » composée des représentants des parties en conflit a bien été créée par un décret du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, comme le stipule l’accord. Elle doit préparer le travail d’une Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CRVJRR) qui doit être mise en place dans moins de trois mois. Cette « commission inclusive » a la responsabilité de « qualifier et de proposer toute action susceptible d’être prise en matière de justice ».


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Reste que plusieurs incidents impliquant des membres de groupes armés ont eu lieu ces derniers jours. « Deux éléments armés non identifiés » ont notamment été tués mardi sur l’axe Bambari-Alindao (centre) après avoir ouvert le feu sur une patrouille de l’ONU, a annoncé le porte-parole de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), Vladimir Monteiro.

« Pas de précipitation »

« Il y aura peut-être des incidents, des difficultés, des tentatives de recul, mais est-ce que cela voudra dire que l’accord est obsolète ? Non ! », s’est exclamé Ange-Maxime Kazagui. « Le dialogue continue entre le gouvernement et les groupes armés. On ne peut pas y aller dans [la] précipitation », a-t-il souligné.

« De la même manière, si les groupes armés n’ont pas été dissous « immédiatement après la signature de l’accord », c’est que ça ne se fait pas en un instant ». L’accord de paix de Khartoum, le huitième depuis le début de la crise en Centrafrique en 2013, a été préparé depuis juillet 2017 par l’Union africaine (UA), et salué par tous les partenaires du pays.

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