Industrie

Aéronautique : Hutchinson et TDM Aerospace parmi les neuf entreprises sélectionnées par Boeing au Maroc

Un Boeing de la Royal Air Maroc (illustration).

Un Boeing de la Royal Air Maroc (illustration). © DR / Boeing

Après deux années de consultation, les équipes de Boeing Maroc se sont entourées de neuf entreprises pour s’approvisionner localement. Deux noms ont été rendus publics : Hutchinson et TDM Aerospace.

Le 27 septembre 2016, Mohammed VI avait accueilli le président de Boeing Commercial Airplanes, Raymond L. Conner, pour signer un accord définissant les grandes lignes de la création d’un écosystème industriel autour du constructeur américain. Au palais royal de Tanger, ce jour là, était également présent Moulay Hafid Elalamy, le ministre de l’Industrie.

Depuis, les équipes de l’industriel américain sont entrées en contact avec plus de 250 fournisseurs. L’avionneur – principal fournisseur de la flotte de la Royal Air Maroc – a sélectionné neuf fournisseurs, à la fois directs et indirects, avec lesquels il a signé un protocole d’accord. Parmi les neuf, seul deux entreprises retenues ont accepté que leur nom soit rendu public : Hutchinson, entreprise française spécialisée dans le caoutchouc installée au Maroc depuis 2016, et TDM Aerospace, fabricant marocain de tubes et de canalisations aéronautiques.

Objectif : 8 700 emplois

Boeing exige de ses fournisseurs – plus de 30 000 entreprises à travers le monde – un niveau de qualité irréprochable et un respect méticuleux des délais de livraison. Le gouvernement marocain a mis en place plusieurs mesures incitatives, fiscales notamment, mais aussi foncières, pour convaincre des industriels spécialisés dans les technologies aéronautiques d’investir au Maroc.

D’ici 2028, l’objectif affiché est de parvenir à la création d’un « écosystème » capable d’offrir 8 700 emplois et d’induire annuellement un milliard d’euros d’impact économique.


>>> À LIRE – Industrie : en attendant Boeing, l’aéronautique marocaine poursuit son ascension


Relevant une certaine insuffisance au niveau de la formation dans les métiers de l’aéronautique, Boeing s’est engagé à partager son savoir dans ce sens. Pour l’exécutif marocain, le but est d’attirer des investisseurs pour booster le marché de l’emploi, en même temps que son classement dans le palmarès « doing business ». Les recettes supplémentaires générées à l’exportation vont également aider le Maroc à rééquilibrer sa balance commerciale. Pour l’industriel américain, l’objectif est de renforcer sa présence, en s’approvisionnant sur place.

Globalement, le secteur aéronautique au Maroc est déjà actif et compte quatre écosystèmes opérationnels, précisent les services du ministère de l’Industrie :  ingénierie, systèmes électriques-câblage et harnais, entretien-réparation et révision. Plus de 16 500 personnes y travaillent actuellement, dans plus de 140 entreprises, selon les chiffres du gouvernement.

Les incitations mises en place par le gouvernement ont attiré plusieurs groupes internationaux, dont Bombardier, Airbus, Safran ou encore Boeing. Mais le taux d’intégration reste encore très limité, ne dépassant pas les 35%. 

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