Politique

Maroc : Mohammed VI restructure l’administration avec six nouveaux walis et 15 gouverneurs

Le roi du Maroc, Mohammed VI, a nommé le 7 février 2019 six nouveaux walis.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, a nommé le 7 février 2019 six nouveaux walis. © Christophe Ena/AP/SIPA

Six nouveaux walis (préfets) et 15 gouverneurs ont été nommés par Mohammed VI, qui les a reçus lundi 18 février au Palais royal de Rabat. Dans le lot, des visages connus, des revenants, mais aussi de nouveaux profils.

Attendue depuis quelques jours, l’audience de nouveaux walis et gouverneurs a finalement eu lieu lundi 18 février. Mohammed VI a effectivement reçu six walis et 15 gouverneurs pour prêter le serment officialisant leur prise de fonction. Ainsi, la moitié des régions du royaume change de représentant suprême de l’administration territoriale.


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Dans cette nouvelle promotion, trois anciens walis se retrouvent mutés dans de nouvelles régions. Mohamed Yacoubi et Mohamed Mhidia, jusque-là walis respectivement de Rabat et de Tanger, permuteront tout simplement de postes. Yahdih Bouchaab, de son côté, quitte la région de Laâyoune pour remonter dans celle du Drâa-Tafilelt. Il laisse son fauteuil de wali de la capitale des provinces du Sahara à un revenant : Abdeslam Bekrate, qui avait déjà fait un passage éclair à la wilaya de Marrakech entre 2014 et 2015. Khabib El Hebil, ex-gouverneur de la province de Settat, prend quant à lui la tête de la wilaya de Béni Mellal-Khénifra.

Saïd Ahmidouch, un assureur à Casablanca

Mais la nomination la plus remarquée est celle de Saïd Ahmidouch comme wali de Casablanca. Cet ingénieur de l’École des mines de Paris, qui a effectué l’essentiel de sa carrière dans le secteur des assurances, dirigeait depuis 2005 la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). À 60 ans, il se recycle donc dans l’administration territoriale, en prenant la tête de la région la plus importante du royaume.

Plusieurs technocrates avaient défilé à ce poste avant lui, tels Driss Benhima ou Mohamed Kabbaj

Un parcours qui dénote avec celui de ses homologues, qui ont pour la plupart passé de nombreuses années au sein du département de l’Intérieur. Ce n’est cependant pas la première fois qu’un tel profil se retrouve au sommet de l’administration casaouie : plusieurs technocrates avaient défilé à ce poste avant lui, tels l’ancien PDG de Royal Air Maroc Driss Benhima ou l’ex-ministre Mohamed Kabbaj.

Si le redéploiement à la tête des wilayas, depuis l’arrivée au pouvoir de Mohammed VI, intervient en moyenne tous les deux ans, ces nouveaux walis et gouverneurs prennent leur fonction alors que s’amorce le dernier virage du cycle législatif actuel. Ceux-ci seront donc les principaux responsables au niveau territorial du bon déroulement des élections communales et législatives, qui annoncent une belle bataille électorale en 2021. Sauf en cas de nouveau mouvement d’ici-là, ce que n’excluent pas certains connaisseurs du département de l’Intérieur.

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