Transport aérien

South African Airways lutte pour sa survie

Un appareil de South African Airways sur le tarmac du Cap en juin 2006. © Clarence Muller/AP/SIPA

En grave difficulté financière, le pavillon national sud-africain est en discussion avec ses créanciers pour obtenir un report de quatre à cinq ans de l'échéance de sa dette. Un délai qui permettrait à South African Airways de se restructurer, notamment par une scission entre trois entreprises distinctes.

Sous perfusion de l’État depuis 2011, la dernière année où elle a enregistré des bénéfices, la compagnie publique sud-africaine a obtenu une première bouffée d’oxygène la semaine dernière, en décrochant un financement de 3,5 milliards de rands (219 millions d’euros). Mais cela ne suffira pas à aider la compagnie, qui ne devrait pas retrouver l’équilibre avant 2021, à redresser la tête.

Selon l’agence Reuters, ses responsables financiers sont en pourparlers avec le gouvernement pour rééchelonner « en quatre à cinq ans » l’échéance de sa dette de 9,2 milliards de rands (577 millions d’euros) prévue pour la fin du mois de mars. Une décision qui dépendra en grande partie du vote du budget, prévu à l’agenda de l’Assemblée nationale pour le mercredi 20 février. Si l’Afrique du Sud, conformément à la volonté de son président, Cyril Ramaphosa, s’engage à soutenir durablement ses entreprises publiques en difficulté – dont South African Airways et Eskom sont les exemples les plus emblématiques – « alors les banques seront plus réceptives à nos demandes de restructuration de la dette », a ainsi expliqué à Reuters Deon Fredericks, directeur financier de la compagnie.

Trois entités autonomes pour plus d’agilité

Sans le feu vert des banques – et du gouvernement – l’entreprise aura bien du mal à éviter le défaut de paiement et à mener à bien le projet de redressement esquissé par Vuyani Jarana, son nouveau président exécutif. Au cœur de ce programme, la scission de South African Airways en trois entités, l’une dédiée au marché domestique, l’autre au marché continental, et la dernière aux vols internationaux. Une manière de « redonner de l’agilité » à une structure que son président juge trop centralisée.

C’est la même solution de division des tâches qui a été préconisée par le groupe d’experts mandatés par Cyril Ramaphosa dans le dossier Eskom, où trois entités, respectivement dédiées à la production, au transport et à la distribution d’électricité, devraient prochainement voir le jour.

L’externalisation de l’activité de restauration en vol est une autre des pistes étudiées pour renflouer les caisses de South African Airways.

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