Sécurité

Crise anglophone au Cameroun : 170 élèves libérés à Kumbo après 24 heures de captivité

Des militaires camerounais (photo d'illustration). © Rebecca Blackwell BLACKWELL/AP/SIPA

Au lendemain de l'enlèvement de plus de 200 élèves et responsables du collège Saint-Augustin de Kumbo (Nord-Ouest), 170 d'entre eux ont pu être libérés le 17 février. Alors que les recherches se poursuivent pour libérer les derniers otages, l’identité de leurs ravisseurs demeure inconnue.

170 des 200 élèves du collège Saint-Augustin de Kumbo (Nord-Ouest) kidnappés au petit matin du samedi 16 février ont été retrouvés sains et saufs, libérés avec leurs encadreurs dans la soirée du 17 février.

« Nos 170 élèves, deux agents de sécurité de l’école, un enseignant et trois de ses enfants ont été enlevés. Ils ont été libérés dimanche soir (…) et sont arrivés à l’école vers 20h30 », a déclaré dimanche dans un communiqué Elvis Nsaikila, directeur de communication du diocèse de la ville de Kumbo. « Aucune rançon n’a été versée aux ravisseurs », a ajouté aux médias l’un des responsables du collège, le père Oliver Shey.

Recherches toujours en cours

Selon les forces de défense camerounaises, l’identité des ravisseurs demeure encore inconnue. Ils auraient abandonné les quelque 200 otages en forêt alors qu’ils se sentaient cernés par les soldats de l’armée. Les élèves libérés ont été immédiatement rendus à leurs familles et l’école a également été provisoirement fermée, pour des raisons de sécurité.

Lundi matin, les recherches étaient toujours en cours pour tenter de retrouver les derniers otages.

Bastion de sécessionnistes

L’enlèvement des élèves de Kumbo intervient dans un contexte où cette localité située à 80 km de la ville de Bamenda, dans le Nord-Ouest anglophone, est en proie à de nouvelles violences. Les combats entre séparatistes et forces de défense ont repris de plus belle, entraînant l’incendie de plusieurs maisons d’habitation. Des riverains font état de coups de feu fréquents, entendus jusqu’aux abords de l’hôpital de Shisong, un célèbre centre de traitement de maladies cardio-vasculaires.


>>> À LIRE – Crise anglophone au Cameroun : qui sont les sécessionnistes ?


Au sein de l’opinion, des questions émergent sur le mode opératoire de ce kidnapping de masse, dans une ville sous couvre-feu permanent. « Ce rapt a certainement été facilité par le contexte d’insécurité qui règne dans la ville, affirme le journaliste anglophone Terence Agbor. En outre, l’accès au collège Saint-Augustin, qui se situe dans la périphérie de la ville, n’est pas aisé, ce qui a peut-être freiné l’intervention de l’armée », souligne-t-il.

L’enlèvement des élèves de Kumbo est le deuxième plus grand rapt mené depuis le début de la crise anglophone, après celui de Bamenda en novembre dernier.

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