Défense

Rébellion au Tchad : Idriss Déby Itno entame une visite dans l’Est

Idriss Déby Itno, au palais présidentiel à N'Djamena en 2016. © Andrew Harnik/AP/SIPA

Ce déplacement présidentiel survient quelques jours après la percée de rebelles armés menés par le neveu du chef de l'État. Selon le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ces derniers voulaient « prendre le pouvoir par les armes ».

« Le président effectue cette visite pour s’enquérir de la situation sur le terrain », a indiqué une source à la présidence tchadienne. Idriss Déby Itno, accompagné du ministre de la Défense, Daoud Yaya, et de celui de la Sécurité, Mahamat Abba Ali Salah, a quitté N’Djamena mardi 12 février en début d’après-midi.

Le même jour, un décret présidentiel a été lu sur les ondes de la radio nationale portant sur la nomination de plusieurs commandants de légions de gendarmerie, dont ceux des chefs-lieux des trois régions troublées du Nord : Bardai, Faya-Largeau, Fada.

Ces annonces surviennent après l’incursion début février dans le nord-est du Tchad du groupe armé Union des forces de la résistance (UFR), emmené par le neveu du président Déby, Timan Erdimi. À la demande de N’Djamena, la France a annoncé avoir procédé à trois reprises à des frappes de Mirage 2000 contre la colonne de pick-up.

« Coup d’État »

Devant l’Assemblée nationale française mardi,  le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a évoqué  une tentative de « coup d’État » à l’encontre du pouvoir tchadien. « Il y a eu une attaque d’un groupe rebelle venu du sud libyen, qui est déstabilisé, pour prendre le pouvoir par les armes à N’Djamena et le président Déby nous a demandé par écrit une intervention pour éviter ce coup d’État venu du sud libyen, et pour protéger son propre pays », a-t-il dit à l’Assemblée nationale, confirmant les informations de Jeune Afrique.

Cette intervention française « est tout à fait conforme au droit international », a répété le ministre français face aux parlementaires français.

« Une bataille est perdue mais pas la guerre », a estimé lundi Youssouf Hamid, porte-parole de l’UFR. Le groupe armé a toutefois jugé « fantaisiste » l’annonce, par l’armée tchadienne, de l’arrestation de « plus de 250 terroristes, dont quatre principaux chefs ».

Selon l’UFR, seuls une « trentaine » de rebelles ont été faits prisonniers après s’être réfugiés dans une grotte à la suite des bombardements français.

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