Diplomatie
Lors de la rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’UA, précédent le 32e sommet des Chefs d’Etat africains, le 9 février à Addis-Abeba. © DR / Union africaine

Cet article est issu du dossier

Union africaine : les enjeux du 32e sommet des chefs d’État

Voir tout le sommaire
Politique

Union africaine : Niamey aura bien son sommet en juillet 2019

En théorie, la réforme de l’Union africaine (UA) a supprimé son traditionnel sommet de milieu d’année. En pratique, le Niger, qui devait être le premier État à subir cette réforme, a trouvé le moyen d’inviter l’ensemble des chefs d’État du continent à Niamey en juillet 2019. Explications.

Par - envoyé spécial à Addis-Abeba
Mis à jour le 12 février 2019 à 09:39

Mahammadou Issoufou, président du Niger, lors du sommet extraordinaire de l’Union africaine à Kigali, le 20 mars 2018. © DR / Union africaine

Le Niger, privé de son sommet ? C’est ce qu’on aurait pu croire, lorsque les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) ont supprimé le deuxième sommet annuel de l’institution, qui se tenait traditionnellement en milieu d’année dans un pays hôte chaque fois différent.

Le Niger devait être le premier État hôte d’un sommet de l’Union africaine (UA) selon son nouveau format. Baptisé « sommet de coordination », il doit tout de même réunir les chefs d’État des cinq membres du bureau de l’UA (dans le cas d’espèce, l’Égypte, l’Afrique du Sud, la RDC, le Niger et le Rwanda), mais aussi les chefs d’État à la tête des Communauté économiques régionales, ainsi que le président du Nepad. Au total plus d’une dizaine de chefs d’État devrait donc être conviés lors de ce sommet, qui doit se tenir début juillet 2019 à Niamey.

Un sommet extraordinaire

Mais ce n’était visiblement pas la hauteur des ambitions nigériennes. Aussi, l’UA a décidé de convoquer, en plus, un « sommet extraordinaire de l’UA » à l’occasion du premier anniversaire de la signature du traité instituant la Zone de libre-échange continentale (Zlec).

L’ensemble des chefs d’État du continent seront donc conviés à ce sommet extraordinaire, qui doit se tenir la veille du sommet de coordination. Au rythme où vont les ratifications, ce sera certainement l’occasion de célébrer l’entrée en vigueur du traité.

La capitale nigérienne devrait donc être le théâtre de plusieurs jours de festivités.