Télécoms

Télécom : Airtel Kenya officialise sa fusion avec Telkom

Publicités pour Airtel dans une rue de Nairobi, au Kenya. © Sayyid Azim/AP/SIPA

La fusion d'Airtel et Telkom va permettre de créer une entreprise avec un part de près d'un tiers du marché mobile kényan, contrôlé à plus de 64 % par Safaricom.

Le 8 février, Bharti Airtel a annoncé que sa filiale kenyane avec conclu un accord avec Telkom Kenya – dans les tuyaux depuis plusieurs semaines – pour fusionner leurs activités de service mobiles, d’entreprise et de transport au sein d’une coentreprise nommée Airtel-Telkom. « La finalisation et la clôture de la transaction est soumise à l’approbation des autorités compétentes », détaille le communiqué du groupe indien. « L’actionnariat définitif sera déterminé à la clôture de l’opération. Telkom Kenya a la possibilité de détenir jusqu’à 49 % de cette participation », précise la communication de Telkom Kenya.

Le portefeuille immobilier de Telkom Kenya, ainsi que certains services gouvernementaux, ne feront pas partie de la coentreprise, précise le groupe, qui appartient à 40 % à l’État kenyan. Helios Investment Partners possède une participation de 60 % dans Telkom Kenya. La société fusionnée sera présidée par Mugo Kibati, PDG de Telkom Kenya, tandis que Prasanta Sarma, directeur général d’Airtel Networks, sera nommé directeur général.

« Impact positif » sur le niveau de service aux consommateurs

« Ces fusions ont eu un impact positif sur le développement du secteur et les niveaux de service aux consommateurs sur d’autres marchés », explique Joe Mucheru, secrétaire du cabinet au ministère kenyan de l’Information et des Communications, cité par le communiqué de Telkom.

Cette alliance renforce la position d’Airtel sur le marché kenyan, le deuxième opérateur du pays après Safaricom. D’après les chiffres publiés par l’Autorité des communications du Kenya, Safaricom possédait en septembre 2018 une part de marché de 64,2 %, contre 22,3 % pour Airtel. Telkom arrive en troisième position avec une part de marché de 9 %.

Dans le secteur de la monnaie mobile, la dominance de Safaricom est encore plus forte, bien que le régulateur ait rendu possible l’interopérabilité des services. En effet, alors que les transactions en monnaie mobile M-Pesa (Safaricom) ont atteint 1 585,7 milliards de shillings kenyans, soit 13,8 milliards d’euros, entre juillet et septembre 2018, celles en Airtel Money et en T-Kash (Telkom Kenya) s’établissaient respectivement à 1,1 milliards de shillings kenyans et à 0,2 milliards de shillings kenyans. La part de marché de M-Pesa sur le marché de la monnaie mobile s’établissait ainsi à 78,2 % au cours de ces trois mois.

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