Diplomatie

Maroc : Hassan Tariq, une figure de la gauche pour incarner la diplomatie chérifienne en Tunisie

Hassan Tariq, ancien membre de l'USFP nommé ambassadeur du roi du Maroc en Tunisie.

Hassan Tariq, ancien membre de l'USFP nommé ambassadeur du roi du Maroc en Tunisie. © YouTube/USFPDima

Le roi Mohammed VI a nommé un nouvel ambassadeur en Tunisie. Hassan Tariq, ancien député de gauche, rompu au dialogue avec les islamistes et connaisseur du mouvement syndical, devrait s'y montrer à l'aise.

Hassan Tariq a été nommé ambassadeur du roi du Maroc en Tunisie, à l’occasion du Conseil des ministres du 7 février. Dans le royaume, cet universitaire est connu comme un militant de longue date aux côtés de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), parti social-démocrate dont il a été député entre 2011 et 2016 et dont il s’est depuis éloigné. Lors de la reprise en main du parti par Driss Lachgar, Hassan Tariq s’était rapproché des frondeurs de l’aile démocratique, emmenés par Ahmed Zaïdi.


>>> À LIRE – Maroc : pourquoi l’ambassadeur du roi en Arabie saoudite est retenu à Rabat


Hassan Tariq est aussi une voix de gauche qui avait su créer une passerelle avec le camp islamiste : il a par exemple accepté de participer à des conférences avec le militant du PJD Abdelali Hamieddine, afin d’évoquer le dialogue entre les deux camps politiques. Enfin, il entretient de longue date une proximité avec le mouvement syndical. Autant d’atouts en Tunisie, où les partis à référentiel de gauche et islamistes apprennent à cohabiter, et où les syndicalistes conservent un poids politique important.

Plusieurs diplomates issus de la gauche

Un ancien diplomate marocain se réjouit de la nomination de Hassan Tariq : « Malgré ses prises de position pas toujours sur la même ligne que le Palais, il a été nommé pour ses qualités et son adéquation avec le poste », confie cette source à Jeune Afrique.

Ce n’est pas la première fois qu’un militant ou un ancien militant de l’USFP est nommé ambassadeur par Mohammed VI. C’est ainsi assez logiquement que le Palais a choisi une personnalité de gauche, Boughaleb El Attar, pour représenter le royaume à Cuba. Ahmed Réda Chami, lui aussi figure de l’USFP et ancien ministre, était ambassadeur auprès de l’Union européenne jusqu’en 2018.

Dans le monde arabe, ils sont maintenant plusieurs à être issus des rangs de gauche pour représenter le monarque : en novembre 2018, Khalid Naciri a pris ses fonctions comme ambassadeur en Jordanie. Avec Mohamed Grine, ambassadeur au Liban depuis 2016, cela fait deux cadres du Parti du progrès et du socialisme (PPS) en poste à l’étranger.

Au Maroc, la Tunisie est représentée par Mohamed Ben Ayed, un diplomate de formation, notamment passé par Amman et Nouakchott.

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