Football

Mondial 2022 : le Qatar s’engage à améliorer la condition des travailleurs migrants

Des travailleurs étrangers aux abords du stade qui accueillera le Mondial 2022. © Maya Alleruzzo/AP/SIPA

Après un rapport publié par Amnesty international sur les conditions des travailleurs immigrés au Qatar, le gouvernement qatari répond en assurant son engagement pour une « vraie » réforme en leur faveur.

Le Qatar s’est engagé ce mercredi à parachever une réforme du Code du travail destinée à améliorer les conditions des travailleurs migrants, en réponse aux doutes exprimés par Amnesty international. Mardi, l’ONG de défense des droits humains a estimé que le Qatar risquait de ne pas tenir ses promesses d’amélioration des conditions de centaines de milliers de travailleurs immigrés avant le début du Mondial de football prévu en 2022.

Dans un rapport, Amnesty a relevé que malgré des « réformes naissantes », les conditions de vie et de travail pour « de nombreux travailleurs immigrés au Qatar restent difficiles ».

« Le Qatar comprend que des changements sont nécessaires et reste déterminé à les mettre en œuvre le plus rapidement possible, tout en veillant à ce qu’ils soient efficaces et adaptés aux conditions de notre marché du travail, a réagi ce mardi le gouvernement qatari dans un communiqué. Un changement efficace et durable prend du temps, et c’est ce à quoi nous nous sommes engagés », ont précisé les autorités.


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Dans son rapport publié mardi 5 février, Amnesty international a par ailleurs appelé le pays hôte de la Coupe du monde de football 2022 à renforcer les lois sociales et à augmenter le salaire minimum des travailleurs immigrés. L’ONG plaide pour l’arrêt du système de « Kafala » (parrainage) qui donne aux employeurs le droit de retenir les passeports de leurs employés.

Le Qatar a été contraint, sous la pression internationale, à des réformes telles que l’instauration d’un salaire minimum, ou l’abolition partielle du visa de sortie qui obligeait les travailleurs migrants à obtenir l’autorisation de leurs patrons pour quitter le pays. Il a aussi accepté en 2017 de travailler plus étroitement avec l’Organisation internationale du travail (OIT), qui dispose maintenant d’un bureau à Doha.

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