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Cet article est issu du dossier «Démission de Bouteflika : les six semaines qui ont ébranlé l'Algérie»

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Elections

Algérie : Bouteflika « pas en mesure » d’effectuer un 5e mandat, selon le parti islamiste MSP

Abdelaziz Bouteflika en mai 2017. © Sidali Djarboub/AP/SIPA

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, que son camp appelle à se présenter à l'élection présidentielle du 18 avril, n'est pas en mesure d'effectuer un 5e mandat « en raison de sa maladie », a estimé mercredi le principal parti islamiste du pays.

Au pouvoir depuis 1999, « Abdelaziz Bouteflika n’est pas en mesure de continuer à gouverner en raison de la nature de sa maladie », estime dans un communiqué reçu par l’AFP à Alger le Mouvement de la société pour la paix (MSP), dont le chef Abderrazzak Makri a lui même annoncé son intention d’être candidat à l’élection présidentielle.

« Sa candidature à un 5e mandat n’est pas dans son intérêt, mais dans celui de ceux qui tirent profit de cette situation. Ils assumeront l’entière responsabilité de ce qui découlera (…) et des dangers qui menacent le pays », poursuit le MSP.

Bouteflika, candidat plébiscité par la majorité

Les quatre partis de l’Alliance présidentielle au pouvoir en Algérie ont désigné samedi officiellement Bouteflika comme leur candidat à la présidentielle. Bien que pressé depuis plusieurs mois par son camp de briguer un nouveau mandat, Abdelaziz Bouteflika, diminué par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013, n’a toujours pas fait part de ses intentions, à moins d’un mois de la clôture du dépôt des candidatures.


>>> À LIRE : Algérie : le parti islamiste MSP va participer à la présidentielle


Ancien membre de la coalition ayant soutenu Bouteflika, le MSP, qui se présente comme « modéré », s’en est éloigné depuis 2012. Lors de la précédente présidentielle en 2014, le parti avait déjà estimé, avec d’autres formations d’opposition, que « l’Algérie court à la catastrophe si Bouteflika décroche un 4e mandat ». Les candidats ont jusqu’au 3 mars à minuit pour déposer leur dossier au Conseil constitutionnel.

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