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Présidentielle au Nigeria : le prix Nobel Wole Soyinka appelle au « rejet absolu » des deux principaux candidats

Wole Soyinka à Lagos le 9 novembre 2012.

Wole Soyinka à Lagos le 9 novembre 2012. © Sunday Alamba/AP/SIPA

À deux semaines du scrutin du 16 février, le prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka a déclaré qu’il n’apportait son soutien ni au président sortant Muhammadu Buhari ni à son principal opposant, l’ancien vice-président Atiku Abubakar.

« Je veux qu’il n’y ait aucune ambiguïté : moi Wole Soyinka, je ne voterai pour ni l’un ni l’autre ». C’est avec un discours sans détour que le prix Nobel de littérature en 1986 a déclaré le 31 janvier qu’il ne soutiendrait aucun des deux principaux candidats à la présidentielle du 16 février : Muhammadu Buhari, le président sortant, et Atiku Abubakar, son principal opposant, ancien vice-président.

« Je pense que tous les deux méritent un rejet absolu », a-t-il ajouté durant la conférence de presse, estimant qu’il est encore « temps de prendre une toute autre direction ».

Wole Soyinka a ainsi appelé les quelque 80 millions d’électeurs nigérians à trouver une troisième voix parmi les 71 autres candidats à la présidentielle.


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Deux candidats critiqués

Wole Soyinka, grande figure respectée dans le pays, a régulièrement critiqué le chef de l’État, notamment pour sa gestion du conflit meurtrier entre agriculteurs et éleveurs dans le centre du pays. Lors de l’élection de 2015, remportée par Muhammadu Buhari, Wole Soyinka lui avait d’abord apporté son soutien – le considérant comme un rempart contre la corruption rampante –, avant de se rétracter.


>>> À LIRE : Nigeria : Muhammadu Buhari, seul contre tous


Pour cette élection présidentielle, l’ancien général doit défendre un bilan très critiqué, notamment sur les questions économiques et sécuritaires, et ses détracteurs ont récemment dénoncé son attitude de plus en plus « autoritaire » et « non démocratique ».

Vice-président d’Olusegun Obasanjo entre 1999 et 2007, Atiku Abubakar est candidat pour la quatrième fois au siège suprême. Richissime homme d’affaires, il a longtemps été mis en cause dans des affaires de corruption et de conflit d’intérêts sans qu’il n’ait jamais été traduit en justice.

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