Justice

Zimbabwe : le parquet rejette la demande de libération conditionnelle d’Evan Mawarire

Le jeune pasteur Evan Mawarire, à l'initiative de la campagne "This Flag" au Zimbabwe, le 3 mai 2016.

Le jeune pasteur Evan Mawarire, à l'initiative de la campagne "This Flag" au Zimbabwe, le 3 mai 2016. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

Arrêté la semaine dernière pour « subversion » durant la fronde populaire, le pasteur Evan Mawarire, porte-drapeau de la révolte contre le régime de Robert Mugabe en 2016 et opposant au régime actuel, s’est vu rejeter sa demande de libération conditionnelle.

La demande de libération conditionnelle du pasteur et opposant au pouvoir zimbabwéen Evan Mawarire a été rejetée le 25 janvier par le parquet, au motif que le pasteur ne respecterait pas les termes de cette libération.

Evan Mawarire avait été arrêté la semaine dernière durant la révolte populaire contre l’augmentation du prix de l’essence.

Appel à la grève

« S’il est reconnu coupable, il encourra probablement une longue peine de prison et c’est une incitation suffisante pour s’enfuir », a estimé le procureur Mirirai Shumba, devant la Haute Cour d’Harare.

Evan Mawarire est poursuivi pour « incitation à la violence » via les réseaux sociaux et pour « subversion », ce qu’il nie.

Son avocat Tonderai Bhatasara a lui affirmé qu’« il n’y avait aucune probabilité » que son client ne s’enfuit. Le juge Tawanda Chitapi a remis sa décision au mardi 29 janvier.


>>> À LIRE : Zimbabwe : 5 choses à savoir sur Evan Mawarire, le pasteur contestataire qui défie Mugabe  


Des manifestations ont éclaté la semaine dernière dans tout le Zimbabwe pour dénoncer l’augmentation de 150% des prix des carburants, une mesure qui a provoqué la colère d’une population épuisée par les pénuries d’essence, de nourriture et de médicaments.

Des rassemblements ont dégénéré, des magasins ont été pillés et les forces de sécurité ont riposté brutalement.

Trois personnes ont été tuées selon les autorités et des ONG avancent un bilan d’au moins 12 morts. Plus de 1 100 personnes ont également été arrêtées, dont Evan Mawarire, des responsables syndicaux et des membres du parti d’opposition du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

Evan Mawariwe, porte-drapeau de la révolte antigouvernementale de 2016, avait appelé à soutenir une grève lancée la semaine dernière par le principal syndicat du pays, une grève qui s’est muée en fronde politique contre le président Emmerson Mnangagwa qui a dû interrompre sa tournée à l’étranger.

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