Electricité

Shutdown américain : la mission Power Africa tombe à l’eau

Centrale électrique de la Senelec de Bel Air, zone industrielle de Dakar © Youri Lenquette pour Jeune Afrique

Andrew Herscowitz, coordinateur du programme gouvernemental américain Power Africa, devait effectuer un voyage en Afrique de l’Ouest du 27 janvier au 9 février. Un voyage que Power Africa n’a plus les moyens d'organiser en raison du shutdown qui sévit dans le pays.

Le shutdown, l’arrêt des activités gouvernementales américaines, n’a pas permis à l’agence de développement américaine USAid de financer et d’organiser le voyage d’Andrew Herscowitz, coordinateur du programme gouvernemental américain Power Africa, qui devait effectuer entre le 27 janvier et le 9 février une tournée comprenant le Ghana, le Liberia, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Burkina Faso, la Sierra Leone et la Guinée.

L’initiative Power Africa, lancée en 2013 par le président Barack Obama, ayant pour objectif de réunir les efforts des secteurs publics et privés pour augmenter l’accès à l’énergie sur le continent, cette mission devait porter sur le suivi des différents projets en cours dans la région, aussi bien en réseau qu’en off-grid.

Diplomatie au ralenti

Selon nos informations, Power Africa n’a plus les fonds nécessaires pour organiser ce voyage que ce soit d’un point de vu pratique (frais) ou technique (manque de personnel). La mission est donc reportée sine die et sera reprogrammée sous une forme similaire, c’est-à-dire probablement dans les mêmes pays mais pas forcément dans le même ordre, dès que le shutdown sera levé. Une annonce était prévue lors de l’étape nigérienne et devrait être reportée, a-t-on également appris. 

Contacté, Power Africa n’a pas souhaité donner suite à notre demande d’interview du fait du shutdown lui-même. Le programme américain mène actuellement des projets électriques pour près de 10 000 MW, répartis sur plus de 20 pays d’Afrique subsaharienne. Son objectif est d’atteindre à terme les 30 000 MW de capacités électriques à base d’énergie renouvelable sur le continent.

Les représentations américaines à l’étranger, y compris en Afrique, fonctionnent au ralenti, en fonction de leurs dotations respectives. Selon le Département d’État, consulté par JA, les consulats et ambassades continueront de travailler « jusqu’à épuisement de leurs soldes budgétaires ».

Pour l’heure, 23 % des employés américains à l’étranger et 40 % des emplois locaux sont suspendus. Les contractuels ne sont reconduits qu’au prorata des postes fixes maintenus, et 635 autres agents fédéraux attendent eux aussi le versement de leur salaire. Les secteurs de la défense, de l’éducation et de la gestion des flux migratoires disposent encore de réserves financières.

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