Elections

Côte d’Ivoire : la réforme de la Commission électorale sur les rails

Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante ivoirienne, le 25 octobre 2016. © Capture d'écran YouTube/ CEI

La réforme de la Commission électorale indépendante ivoirienne (CEI) est sur les rails, avec le début des premières discussions à Abidjan. Ce dossier cristallise une partie des tensions entre le pouvoir et l'opposition, avec en ligne de mire la présidentielle de 2020.

« Nous attendons de ces discussions une réforme totale de la CEI pour qu’elle puisse organiser les élections en toute indépendance et toute autonomie, sans immixtion du pouvoir exécutif ». Pour Bamba Moriféré, président du Rassemblement du peuple de Côte d’Ivoire (RPCI), l’enjeu des discussions qui se sont ouvertes lundi à Abidjan est de taille.

Menées sous la conduite du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, les premières bases du dialogue portant sur la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) – actuellement présidée par Youssouf Bakayoko – ont démarré, avec les représentants de 17 partis politiques, dont ceux du Rassemblement des Républicains (RDR,parti au pouvoir) et des deux principaux partis d’opposition, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Front populaire ivoirien (FPI).

Rééquilibrage politique de la CEI

Tout en estimant que « la structure actuelle de la CEI représente totalement la scène politique ivoirienne », le Premier ministre a assuré vouloir « travailler à un rapprochement des positions des uns et des autres, partis politiques et société civile ». Amadou Gon Coulibaly a également précisé les contours du calendrier de ces discussions : « Dans les deux semaines à venir, tous les acteurs feront des propositions et après nous entrerons dans le vif du sujet. »


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Le PDCI comme le FPI, les deux principales formations d’opposition, réclament depuis plusieurs mois une réforme en profondeur de la CEI, qu’ils jugent déséquilibrée en faveur du parti au pouvoir, le Rassemblement des Républicains (RDR) du président Alassane Ouattara.

Cette réforme est notamment inscrite dans la feuille de route de la plateforme « non idéologique » de l’opposition qu’a dévoilée Henri Konan Bédié avec Pascal Affi N’guessan, avec la volonté affichée de « défendre les élus locaux volés de leur victoire » et de préparer « l’étape des négociations autour du code électoral ».


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Saisie par le Groupe de plaidoyer et d’actions pour une transparence électorale (Gpate), une association de la société civile ivoirienne, la Cour africaine des droits de l’Homme a également jugé en 2016 que la CEI était déséquilibrée et a ordonné à la Côte d’Ivoire de la réformer.

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