Elections

Présidentielle en RDC : la Cour constitutionnelle confirme la victoire de Félix Tshisekedi

Félix Tshisekedi à Bruxelles le 10 février 2017.

Félix Tshisekedi à Bruxelles le 10 février 2017. © Colin Delfosse pour JA

Alors que plusieurs chefs d’État africains lui demandaient de surseoir à sa décision, la Cour constitutionnelle de la RDC a confirmé, dans la nuit, la victoire de l’opposant Félix Tshisekedi à la présidentielle.

La Cour constitutionnelle congolaise n’aura pas attendu l’arrivée des chefs d’État africains à Kinshasa, prévue ce lundi 21 janvier. Elle a en effet prononcé, dans la nuit de samedi à dimanche, son arrêt sur les contentieux électoraux, alors qu’un mini-sommet de haut-niveau, organisé 48 heures plus tôt à Addis Abeba, appelait à « la suspension de la publication des résultats définitifs de la présidentielle » du 30 décembre.

Après plusieurs heures de délibéré, la Cour constitutionnelle a confirmé la victoire de l’opposant Félix Tshisekedi. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) l’avait crédité de 38, 57 % des suffrages exprimés contre 34, 83 % pour Martin Fayulu, l’autre opposant, candidat de la coalition Lamuka (« Réveille-toi ! », en lingala).

« Proclame élu à la majorité simple président de la République M. Félix Tshisekedi», a ainsi annoncé  Benoît Lwamba Bintu, le président de la Cour constitutionnelle.

Moyens non fondés

Rejetés pour la plupart, ou jugés très généraux ou non soutenus par des preuves, autrement dit « non fondés »,  les trois moyens – deux principaux et un subsidiaire – présentés par les avocats de Martin Fayulu n’ont pas convaincu les juges. Ils consistaient en la dénonciation de la « violation de la loi électorale », de la « non prise en compte des résultats affichés devant les bureaux de vote » et de « l’exclusion » des citoyens de Beni, Butembo et Yumbi du scrutin présidentiel.

Félix Tshisekedi est le nouveau président de la République. Il faut s’y habituer

Le camp de Martin Fayulu attendait de la Cour constitutionnelle, entre autres, l’annulation des « résultats erronés » mais aussi la décision d’ordonner le recomptage manuel des voix bureau de vote par bureau de vote, centre de vote par centre de vote et circonscription par circonscription. En vain.

Après cette décision de la Cour constitutionnelle, une question se pose : les chefs d’État africains qui avaient prévu de venir à Kinshasa ce 21 janvier maintiendront-ils leur projet ? « Félix [Tshisekedi] est le nouveau président de la République. Il faut s’y habituer », a simplement commenté un proche de Joseph Kabila, le chef de l’État sortant.

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