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Classement Forbes 2019 : comment les fortunes des milliardaires africains ont évolué

Le groupe nigérian Dangote est cité comme un exemple de « pionniers panafricains » par le Boston Consulting Group © ERIC LARRAYADIEU/AFRICA CEO FORUM/JA.

Moins de milliardaires, mais plus riches en moyenne. C'est ce qui ressort du classement des grandes fortunes africaines du magazine Forbes. Si l'Africain le plus riche reste Aliko Dangote (10,3 milliards de dollars), la deuxième place revient à son compatriote, le magnat des télécoms Mike Adenuga (9,2 milliards de dollars).

Le magazine américain a publié le 9 janvier une actualisation de son classement des milliardaires africains. Comme depuis huit ans, cette liste est dominée par le géant du ciment nigérian Aliko Dangote, dont la fortune atteint 10,3 milliards de dollars. Sa fortune a cependant reculé de 2 milliards de dollars en un an, en raison de la chute d’environ 20 % du prix des actions de Dangote Cement.

Sur le continent, le nombre de milliardaire a reculé de 23 en 2018 à 20 en 2019, notamment en raison de la chute des cours boursiers et de l’affaiblissement des monnaies africaines. Quatre hommes d’affaires sont sortis du classement cette année, tandis qu’un seul y est revenu après une absence de quatre ans. Tous, sauf quatre, voient leur fortune en baisse par rapport à douze mois auparavant.

Recul de 8,8 %

D’un point de vue global, la fortune des 20 milliardaires africains atteint 68,7 milliards de dollars, contre 75,4 milliards de dollars l’an dernier, soit un recul de 8,8 %. En revanche, la richesse moyenne des milliardaires africains a légèrement augmenté, passant de 3,3 milliards de dollars en 2018 à 3,4 milliards de dollars en 2019.

Découvrir le classement 2019 des 100 africains les plus influents

Avec une fortune estimée à 9,2 milliards de dollars, la seconde place du classement échoit au Nigérian Mike Adenuga, propriétaire de Globalcom, le deuxième opérateur mobile du Nigeria, ainsi que de la société d’exploration pétrolière Conoil. Sa fortune a fait un bond de 3,9 milliards de dollars au cours des douze mois écoulés, en raison « des informations plus détaillées qu’il a fournies sur son patrimoine ».

Le podium est complété par le Sud-Africain Nicky Oppenheimer, qui occupait auparavant la deuxième place. Ancien dirigeant de l’entreprise De Beers, il a revendu en 2012 ses parts dans le groupe diamantaire au géant minier Anglo American. La fortune de Nicky Oppenheimer est estimée à 7,3 milliards de dollars, contre 7,7 milliards de dollars en 2017.

Une bonne année pour le Zimbabwéen Strive Masiyiwa

L’un des rares tycoons africains à s’être enrichi cette année est le Zimbabwéen Strive Masiyiwa, dont la fortune est passée de 1,6 milliard de dollars à 2,3 milliards entre 2018 et 2019, en raison de la hausse du prix de l’action d’Econet Wireless Zimbabwe et d’un investissement du brittanique CDC dans Liquid Telecom, qui a augmenté la valeur de sa participation.

Si les Sud-Africains Stephen Saad (Aspen Pharmacare), Desmond Sacco (Assore Group) et Christo Wiese (Pekpor, ex Steinhoff), ainsi que l’Égyptien Onsi Sawiris, sont passés sous la barre du milliard de dollars, le Nigérian Abdulsamad Rabiu, à la tête du conglomérat BUA Group (ciment, sucre), fait son grand retour dans le classement pour la première fois depuis 2015, avec 1,6 milliard de dollars.

Issad Rebrab conserve sa sixième place

Issad Rebrab (Cevital) conserve sa sixième place, avec une fortune en légère baisse, à 3,7 milliards de dollars en 2019 contre 4 milliards de dollars en 2018. Le ministre marocain de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch (Akwa Group), recule de la douzième à la treizième place, avec 2,1 milliards de dollars, tandis que son compatriote Othman Benjelloun, le président de Finance.com, se maintient à la quinzième place, avec 1,7 milliards de dollars.

Le classement Forbes des milliardaires africains ne compte toujours que deux femmes, l’Angolaise Isabel dos Santos (8e place) et la Nigériane Folorunsho Alakija (15e place). La fortune de la fille de José Eduardo dos Santos a reculé de 400 millions de dollars pour atteindre 2,3 milliards de dollars, en raison de la baisse de la valeur de ses participations dans les entreprises Galp (pétrole) et Nos (communication), et de la situation de l’opérateur mobile angolais Unitel, en conflit avec l’un de ses actionnaires.

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