Justice

Tunisie : 41 peines de mort pour les auteurs d’une attaque meurtrière contre l’armée en 2014

Un policier tunisien près de la scène de l'attentat contre un bus de la garde présidentielle, à Tunis, le 24 novembre 2015. © Hassene Dridi/AP/SIPA

Quarante et un jihadistes ont été condamnés à la peine de mort en Tunisie pour leur participation à une attaque qui avait fait 15 morts parmi les forces de sécurité en juillet 2014 à la frontière avec l'Algérie, a indiqué le parquet samedi.

Les 41 hommes, dont seulement deux sont en détention, les 39 autres étant en fuite, ont été condamnés vendredi 11 janvier par le tribunal de première instance de Tunis, a indiqué le porte-parole du pôle anti-terroriste, Sofiene Sliti. Ils étaient affiliés au groupe jihadiste Etat islamique, a-t-il ajouté.


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La peine capitale fait l’objet d’un moratoire depuis 1991 en Tunisie : de telles peines continuent à être prononcées mais pas exécutées.

Assaut « terroriste » sur le mont Chaambi

Le 16 juillet 2014, quinze militaires avaient été tués dans un assaut « terroriste » sur le mont Chaambi, dans une zone de la région de Kasserine (centre-ouest) qui reste un repaire pour les combattants extrémistes.

Le ministère de la Défense avait alors indiqué que 40 à 60 « terroristes » armés de mitrailleuses et de lance-roquettes avaient ouvert le feu à l’heure de la rupture du jeûne du ramadan, sur des soldats dans la région de Henchir El-Talla.

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Cinq soldats avaient été tués par balles, neuf autres dans l’incendie de leur tente après les tirs, et un quinzième était décédé plus tard.

Essor de la mouvance jihadiste

Un deuil national de trois jours avait été proclamé suite à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire de l’armée tunisienne.

Après sa révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers.

Même si la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, des groupes jihadistes subsistent notamment à la frontière algérienne et le pays reste sous état d’urgence depuis l’attentat suicide commis en plein Tunis contre la sécurité présidentielle (12 agents tués), en novembre 2015.

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