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Cet article est issu du dossier «Bourses africaines : 2018, l'année noire»

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Bourse

[2018 à la Bourse – 2/6] Une timide progression en Tunisie

Bourse de Tunis. © Ons Abid pour JA

Casablanca, Abidjan, Lagos... En ce début de 2019, Jeune Afrique dresse le bilan de l'année écoulée dans les principales places financières du continent. Aujourd'hui, cap sur la Tunisie, où la Bourse a plutôt bien résisté à une conjoncture morose.

La Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) a connu, en 2018, une hausse de 15,76 % pour une capitalisation totale de 24,4 milliards de dinars (7,1 milliards d’euros), soit une augmentation de + 11,57 % par rapport à 2017. Malgré un environnement macroéconomique compliqué avec une inflation forte (7,4 %) et un déficit commercial record de plus de 5 milliards d’euros, les 82 sociétés cotées ont fait mieux que résister.

C’est le secteur « matériaux de base » qui tire le mieux son épingle du jeu grâce à ICF (fabrication de fluor), dont l’action a progressé de 550,55 % ou encore à Sotipapier (papier et carton, + 41,52 %). Viennent ensuite les indices des biens de consommations (+27,28 %) et des sociétés financières (+10,79 %). Ces dernières dominent encore largement la place de Tunis puisqu’elles représentent 46,64 % de la capitalisation boursière, loin devant les biens de consommation (33 %).

Une seule IPO en 2018

Une prédominance de la finance sur l’industrie qui se retrouve dans les introductions. La seule nouvelle entrée en 2018 sur le marché principal est Tunisie Valeurs, leader des intermédiaires en bourse. L’opération a été un succès avec une OPF souscrite 11 fois pour un montant de 21,8 millions de dinars (6,4 millions d’euros).

Sidenor, n°1 du laminoir l’acier, a quant à lui décidé de reporter son arrivée en bourse, prévue fin 2018, d’au moins un an à cause de la conjoncture négative. Cette situation morose a par ailleurs plombé 36 sociétés qui ont fini l’année en baisse, avec Electrostar (électroménager, – 47,9 %) et Siphat (industrie pharmaceutique, – 46,2%) dans les rôles des plus mauvais élèves.

La bourse de Tunis peine à séduire les investisseurs étrangers, dont la part reste stable, autour de 25 % de la capitalisation. En 2018, leurs cessions ont dépassé leurs acquisitions pour aboutir à un solde net négatif de 108 millions de dinars (31,8 millions d’euros). La capitalisation boursière de la place de Tunis ne représente que 25 % du PIB de la Tunisie, alors que celle de Casablanca, par exemple, dépasse la moitié du PIB marocain.

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