Sécurité

Nigeria : des bases militaires attaquées par Boko Haram dans le nord-est

Un soldat nigérian près d'un checkpoint à Gwoza, au Nigéria, le 8 avril 2015 (photo d'illustration). © Lekan Oyekanmi/AP/SIPA

Des combattants du groupe État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont affirmé avoir tué 14 soldats et en avoir pris un autre en otage dans le nord du Nigeria.

Des combattants de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), une faction de Boko Haram affiliée aux jihadistes de l’organisation État islamique, ont envahi mardi 1er janvier au moins trois bases militaires dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué des sources militaires et des membres des milices combattant aux côtés de l’armée.


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Ces derniers mois, Boko Haram a intensifié ses attaques contre des cibles militaires dans les États de Borno et de Yobe au nord du Nigeria, prenant d’assaut des bases militaires et tuant plusieurs dizaines de soldats. « Ils ont d’abord délogé des soldats à un poste de contrôle à Kimba, près de Biu, puis ils ont pris le contrôle d’un autre poste à Sabon Gari, à cinq kilomètres de là », a affirmé un officier de l’armée nigériane.

Les attaques se multiplient dans la région. Le 5 décembre dernier, deux soldats avaient été tués dans le village de Gulumba, dans le district de Bama (État de Borno).

22 attaques depuis juillet

Depuis juillet, l’AFP a recensé au moins 22 attaques contre des bases militaires nigérianes, dont la plupart ont été revendiquées par l’ISWAP. Selon un membre des milices dans la région, les jihadistes ont également attaqué une autre base à Wajirko. Lundi, ils s’en étaient pris à des militaires dans le village de Buni Gari, dans l’État voisin de Yobe, occasionnant « des pertes », a déclaré un officier de l’armée. « Les soldats ont été submergés et forcés de battre en retraite après de violents combats avec les terroristes », explique-t-il.

L’ISWAP a revendiqué ces attaques, affirmant avoir tué 14 soldats et en avoir pris un autre en otage, selon le Centre américain spécialisé dans la surveillance de la mouvance jihadiste.

L’armée a affirmé avoir perdu un hélicoptère, mercredi à Damasak, lors d’une tentative des jihadistes de s’emparer d’une autre base

L’armée nigériane a affirmé avoir perdu un hélicoptère, mercredi à Damasak, lors d’une tentative des jihadistes de s’emparer d’une autre base. La semaine dernière, les combattants de Boko Haram ont pris le contrôle de la ville stratégique de Baga, un important port de pêche sur le lac Tchad.

L’insurrection jihadiste, qui a débuté au Nigeria en 2009, a fait au moins 27 000 morts et provoqué une grave crise humanitaire, avec 1,8 million de déplacés.

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