Politique

Burkina : accusée de complot, l’activiste Safiatou Lopez bénéficie d’une liberté provisoire

Safiatou Lopez, militante burkinabè. © DR / Copie d'écran Facebook

Safiatou Lopez, figure de proue de la société civile du Burkina Faso, a bénéficié d'une mesure de liberté provisoire le 2 janvier, après quatre mois de détention pour « complot et incitation à évasion » des officiers incarcérés pour le putsch manqué de septembre 2015.

« Le tribunal militaire a notifié sa décision de mise en liberté provisoire. En principe, elle est libre mais elle n’a pas encore pu regagner son domicile parce qu’elle est à la clinique », a déclaré Me Silvère Tiemtarboumbou, l’avocat de l’activiste Safiatou Lopez. « Il se peut que pour des raisons de santé, elle puisse être retenue encore quelque temps à la clinique ».

Interpellée fin août 2018, puis incarcérée à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco), la présidente du cadre de concertation nationale des organisations de la société civile est poursuivie pour « complot et incitation à évasion » au profit des officiers incarcérés à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca), pour le putsch raté de 2015.

Deux autres personnes, un civil du nom de Mamadou Drabo et un militaire Abdou Sanou sont également dans le collimateur de la justice militaire burkinabè dans le cadre de la même affaire. Ingénieur dans le BTP, Mamadou Drabo est suspecté d’être le recruteur des militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) qui devait monter l’opération visant la Maca.

Ancienne alliée du MPP

« Dès son arrestation, nous avons toujours dit que dans le fond du dossier il n’y a absolument rien contre elle. Des investigations ont été faites mais c’est toujours le statu quo », a poursuivi Me Silvère Tiemtarboumbou, estimant que « sa détention n’était pas du tout nécessaire ».

Très critique contre le pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré dont elle était très proche jusqu’à son élection en novembre 2015, Safiatou Lopez avait dénoncé en mai 2018, la gestion de l’État, y voyant une « copie conforme » de celle de l’ex-président Blaise Compaoré, chassé par la rue en 2014.

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