Politique

Législatives au Togo : les observateurs saluent la bonne tenue du scrutin

Lors d'une séance de dépouillement des votes, à Lomé, au Togo, en 2015 (photo d'illustration).

Lors d'une séance de dépouillement des votes, à Lomé, au Togo, en 2015 (photo d'illustration). © Erick Kaglan/AP/SIPA

Les observateurs de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont salué le vendredi 21 décembre la bonne tenue des élections législatives au Togo, malgré le boycott de la principale coalition de l’opposition.

« Le scrutin s’est globalement bien déroulé, dans une atmosphère calme » , a salué vendredi 20 décembre la mission d’observation de l’UA, qui a relevé toutefois que le « caractère inclusif » du processus électoral avait été « atténué par le boycott d’une frange de l’opposition ».

Pour les observateurs de la Cedeao, « les élections législatives se sont tenues le 20 décembre, conformément aux orientations de la conférence des chefs d’État et de gouvernement du 31 juillet 2018 ». « Les élections se sont déroulées dans le calme, avec un taux de participation faible à Lomé par rapport à l’engouement observé dans d’autres régions ».

Selon les premiers chiffres avancés jeudi par la Commission électorale nationale indépendante, le taux de participation « provisoire et partiel » est estimé à 59,96 %. La capitale Lomé a enregistré la plus faible participation (21,27 %). Le record a été battu à Sotouboua-Mô (94,59 %), dans l’extrême nord du pays, favorable au parti au pouvoir.

La mission d’observation de l’organisation régionale a noté « l’absence d’incident majeur durant la journée du scrutin ». Elle a également souligné que « la sécurisation des bureaux de vote a été faite de façon professionnelle ».

Manifestations de l’opposition

Les observateurs de la Cedeao ont néanmoins « regretté la non-participation de la coalition de l’opposition au processus électoral, malgré les efforts de la Cedeao pour des élections inclusives ».

La coalition de 14 partis politiques d’opposition a toujours dénoncé des « irrégularités » dans le processus d’organisation et réclamé davantage de transparence et des réformes constitutionnelles pour permettre la limitation du mandat présidentiel.

Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, a succédé à son père, le général Eyadéma Gnassingbé, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans.

Des manifestations, organisées par l’opposition début décembre pour dénoncer la tenue des élections, ont fait au moins 4 morts, six selon l’opposition à Lomé et Sokodé, le fief du PNP (Parti national panafricain), un parti d’opposition.

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