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Orange Tunisie : difficile ménage à trois

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Orange séduit de nouveaux clients, mais reste déficitaire. ®NicolasFauqué/www.imagedetunisiecom

Orange séduit de nouveaux clients, mais reste déficitaire. ®NicolasFauqué/www.imagedetunisiecom ©

Trois ans après le départ de Ben Ali, Orange Tunisie est toujours pertubé dans son développement par le contentieux entre l’État tunisien et Marwane Mabrouk, le gendre de l’ex-président et actionnaire majoritaire de la filiale de l’opérateur français.

C’est l’un des dossiers épineux hérités de la révolution. Trois ans après le départ de l’ex-président Ben Ali, la filiale locale du groupe français Orange, à l’image du pays, n’arrive pas à tourner la page. Au coeur de l’imbroglio qui perturbe toujours son développement : les multiples procédures engagées par l’État et Marouane Mabrouk pour revendiquer le contrôle d’Investec, l’actionnaire majoritaire (51 %) de l’opérateur télécom.

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Soupçonné d’enrichissement illicite, l’ancien gendre de Ben Ali a vu ses actifs au sein d’Investec confisqués par décret en mars 2011. Mais dans l’attente d’une décision de justice définitive, il refuse de lâcher les rênes et continue de présider le conseil d’administration d’Orange Tunisie.

Déficit

Contraint à un ménage à trois, le groupe français tente de maintenir le cap. « Les résultats opérationnels de la dernière année sont bons. Entre juin 2013 et juin 2014, 87 % des nouveaux clients des opérateurs télécom ont été captés par Orange. Notre part de marché a augmenté de 3,5 % en volume pour atteindre plus de 16 % (2,8 millions de clients) et notre management est stable », assure Marc Renard, vice-président d’Orange.

Une lecture rassurante de la situation que ne valident pas tous les observateurs. « Cette croissance a été arrachée au prix d’une stratégie tarifaire très agressive qui rogne les marges d’une société toujours déficitaire. En outre, pour pouvoir poursuivre sa croissance, il lui faudra réaliser une augmentation de capital », explique une source proche du dossier. L’opération est actuellement en discussion avec l’État et porterait sur un montant d’environ 70 millions de dinars. Mais les pouvoirs publics pourraient refuser d’y souscrire si la composition du conseil d’administration n’évolue pas.

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