Politique

Zimbabwe : les autorités refusent d’extrader l’ex-première dame Grace Mugabe

Grace Mugabe lors d'un meeting à Harare le 19 novembre 2015. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

Les autorités du Zimbabwe ont affirmé, le 21 décembre, qu'elles n'extraderaient pas Grace Mugabe, l'épouse de l'ancien président Robert Mugabe, visée par un mandat d'arrêt de la justice sud-africaine, dans le cadre d'une affaire d'agression contre une mannequin à Johannesburg en 2017.

Alors que les spéculations étaient nombreuses depuis l’annonce d’un mandat d’arrêt par le tribunal de Randburg  – dans la province de Gauteng où est située Johannesburg – contre l’ex-Première dame du Zimbabwe,  le 13 décembre, pour « coups et blessures graves », les autorités du Zimbabwe ont annoncé vendredi que Grace Mugabe ne serait pas extradée.

L’ancienne Première dame du Zimbabwe, âgée de 53 ans, est accusée d’avoir frappé la mannequin sud-africain Gabriella Engels à l’aide d’une rallonge électrique dans un hôtel de luxe du quartier des affaires de Sandton. Elle s’y trouvait avec  ses deux fils Robert Jr et Chatunga, à la réputation de noceurs, tandis que le président Mugabe s’était rendu à un sommet régional.

Au moment des faits, Robert Mugabe était toujours au pouvoir. Le gouvernement sud-africain avait alors accordé l’immunité diplomatique à son épouse, lui permettant de quitter le pays pour regagner Harare. Un argument qu’utilisent aujourd’hui les autorités zimbabwéennes. Energy Mutodi, le vice-ministre de l’Information, a ainsi déclaré à l’AFP que « l’incident s’est produit alors qu’elle bénéficiait de l’immunité diplomatique. Ils ne peuvent pas revenir dessus et la poursuivre maintenant. Nous n’apporterons pas notre soutien à son extradition ».

Sulfureuse Grace

« Cela ne nous amuse pas de la voir harcelée ou maltraitée », a poursuivi le ministre.

L’affaire Gabriella Engels qui avait entaché l’image controversée de Grace Mugabe n’est pas la première. Régulièrement épinglée pour son goût pour les vêtements de luxe, les voyages et son implication supposée dans des scandales de corruption, l’ex-première dame avait déjà bénéficié d’une immunité en 2009 à Hong Kong. Elle était accusé d’avoir frappé un photographe britannique qui l’avait prise en photo dans un hôtel de luxe.


>>> À LIRE : Zimbabwe : les frasques à répétition de Grace Mugabe et de ses fils


Son mari quant à lui se fait plus rare depuis son éviction du pouvoir, en novembre 2017, par un coup de force provoqué par des généraux,  après trente-sept ans de pouvoir autoritaire. Selon le président Emmerson Mnangagwa, élu en juillet dernier, M. Mugabe se trouvait le mois dernier à Singapour où il se rend régulièrement pour des soins médicaux.

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