Elections

Madagascar : les premiers résultats partiels de la présidentielle tombent au compte-gouttes

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 20 décembre 2018 à 09h01
Les opérations de dépouillement dans un bureau de vote d'Antananarivo le 19 décembre 2018

Les opérations de dépouillement dans un bureau de vote d'Antananarivo le 19 décembre 2018 © ©RIJASOLO, AFP

La Commission électorale malgache (Ceni) a commencé à publier les premiers résultats encore très partiels du second tour de l’élection présidentielle de dimanche, que les deux finalistes Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina ont d’emblée affirmé avoir remporté.

Selon ce décompte, qui porte sur à peine 6% des bureaux dépouillés et environ 75 000 des quelque 10 millions d’électeurs inscrits, Andry Rajoelina arrive en tête avec 57% des suffrages, contre 43% à son rival.

Ces chiffres sont encore loin de dessiner une tendance fiable. Mais avant même leur publication, les deux candidats s’étaient déjà déclarés, dimanche soir, assurés de l’emporter.

Deux déclarations de victoire

« Le changement arrive demain et, dès aujourd’hui, vous pouvez dire que « Dada » (« Papa », son surnom en malgache) est élu », a lancé Marc Ravalomanana à ses partisans réunis à son quartier général de campagne.


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« Je suis persuadé de remporter une victoire mais on va attendre les résultats officiels », a déclaré de son côté Andry Rajoelina à ses troupes.

Rivalité

Au premier tour disputé le 7 décembre, Rajoelina, 44 ans, avait viré en tête avec 39,23% des suffrages, devant Ravalomanana, 69 ans, crédité de 35,35%.

Le second tour du scrutin a viré au duel personnel entre les deux anciens chefs de l’Etat.

Elu en 2002, M. Ravalomanana avait été obligé de démissionner sept ans plus tard face à une vague de manifestations violentes fomentées par  Rajoelina, alors maire de la capitale Antananarivo.

Ce dernier avait ensuite été installé par l’armée à la tête d’une présidence de transition qu’il a quittée en 2014.

La rivalité et l’inimitié qui opposent les deux ex-chefs de l’Etat font redouter de vives tensions à la proclamation des résultats, dans un pays habitué des crises politiques depuis son indépendance en 1960.

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