Entreprises & marchés

Algérie : le numéro 2 de Cevital jette l’éponge

Said Benikene et Issad Rebrab.

Said Benikene et Issad Rebrab. © Bilou

Moins de deux ans après sa nomination surprise en janvier 2017, le directeur général exécutif de Cevital, Said Benikene, quitte le premier groupe privé algérien, indique un communiqué interne signé d’Issad Rebrab, PDG et fondateur de l’entreprise.

Le directeur général exécutif du premier groupe privé algérien (2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en Afrique en 2016) « quitte aujourd’hui, 18 décembre, ses fonctions, (…) pour poursuivre de nouvelles missions en dehors du groupe » annonce un communiqué interne de Cevital ce jour, signé de la main du PDG et fondateur Issad Rebrab, et que nous avons pu authentifier.

Radu Mavrodin, directeur général adjoint en charge des ressources humaines, « assumera (…) l’intérim » est-il également indiqué sans plus de précisions. Diplômé de l’ENA, M. Mavrodin, originaire de Roumanie, a été recruté cette année par Issad Rebrab. Il a exercé auparavant dans différentes grandes entreprises françaises, dont Lafarge, Michelin (2005-2009) ou Renault-Nissan (2009-2016), à chaque fois dans les métiers des ressources humaines.

Échec italien

Moins de deux ans après sa nomination surprise en janvier 2017, M. Benikene, ancien consultant de chez PwC (2009-2016) a vécu une année 2018 très compliquée à la tête du conglomérat, entre les différents blocages subis par le groupe en Algérie et la perte des aciéries Lucchini, à Piombino, en Italie.


>>> À LIRE : Algérie : où va Cevital ?


Le 22 février dernier, Cevital était contraint par le gouvernement italien après plusieurs mois de bras de fer de signer, à Rome, la vente des aciéries à l’indien Jindal, pour un montant estimé de 75 millions d’euros. Said Benikene qui avait bien tenté de sauver ce projet de reprise dans lequel Cevital a investi près de 120 millions d’euros depuis le rachat à Aferpi, en 2014. Sans succès : il s’était très tôt aliéné la partie italienne, et notamment Carlo Calenda, ministre du Développement économique de mai 2016 à juin 2018, avec qui « les relations étaient exécrables » témoigne une source italienne proche du dossier.

Diplômé de l’école de commerce de Reims (1989-1992), passé par KPMG (1992-1998), Arthur Andersen (1998-2004) et Netaxis (2005-2008) Said Benikene est remercié au travers du communiqué pour « le travail (…) accompli » dans lequel il lui est également souhaité « le meilleur pour la suite ».

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