Politique économique

FMI : une nouvelle « ligne de précaution » de près de 3 milliards de dollars pour le Maroc

Mohamed Benchaaboun, le grand argentier du Maroc, est membre du RNI. © Hassan Ouazzani pour Jeune Afrique

Le 17 décembre, après plusieurs semaines de pourparlers, le conseil d’administration du FMI a donné une suite favorable à la demande du Maroc de souscrire à une quatrième Ligne de précaution et de liquidité (LPL) auprès du Fonds monétaire international.

L’institution financière internationale a ainsi validé un accord sur deux ans – le quatrième en six ans – pour un montant de 2,97 milliards de dollars (2,63 milliards d’euros).

Cette mesure, qui donne à l’exécutif les moyens de déclencher la mise à disposition de ces fonds en cas de nécessité, doit permettre à Mohamed Benchaaboun, le ministre des Finances, de limiter l’impact des chocs extérieurs – par exemple d’éventuelles envolées des cours des hydrocarbures – sur l’économie nationale.

Mais si Mohamed Boussaid, le précédent grand argentier du royaume, avait pris l’habitude de recourir à ce genre de précaution, ce dernier avait, peu de temps avant son limogeage par le roi – au mois d’août dernier – exprimé sa volonté de ne pas renouveler la LPL cette fois-ci. En octobre 2017, au moment de la préparation de la loi de finance de l’année suivante, il avait en effet souligné le coût de ce dispositif, qu’il évaluait à 120 millions de dirhams (11 millions d’euros) par an.

Une « assurance utile » dans un contexte géopolitique fragile

« Dans un contexte caractérisé par la montée des risques géopolitiques, de croissance lente chez les principaux partenaires commerciaux du Maroc et de volatilité des marchés financiers mondiaux, un nouvel accord au titre de la ligne de précaution et de liquidité avec le FMI offrira une assurance utile contre les risques extérieurs. Cela permettra une réduction de la vulnérabilité budgétaire et extérieure et une croissance plus élevée et plus inclusive », a estimé Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du FMI et président par intérim du conseil d’administration.

« En dépit d’une forte hausse des prix mondiaux du pétrole, les autorités ont réduit la vulnérabilité budgétaire et extérieure du pays, et ont mis en œuvre des réformes importantes avec l’appui de trois accords LPL », poursuit le FMI dans un communiqué de presse.

Le premier accord en faveur du Maroc, d’un montant d’environ 6,2 milliards de dollars, a été accordé le 3 août 2012. Une deuxième ligne de 5 milliards de dollars a été approuvée le 28 juillet 2014 et la troisième de 3,5 milliards de dollars est validée par le conseil d’administration du FMI le 22 juillet 2016.

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