Sécurité

Mali : démantèlement d’une « cellule terroriste » en lien avec les attentats de Ouagadougou

Personnes rendant hommages aux victimes de l'attentat de Ouagadougou, le 23 janvier 2016. © Theo Renaut/AP/SIPA

Les services de renseignements maliens affirment avoir arrêté la semaine dernière des jihadistes qui préparaient des attentats à Bamako, Ouagadougou et Abidjan.

Les quatre membres de la « cellule terroriste » démantelée jeudi 6 décembre à Koutiala, dans le sud du pays près de la frontière burkinabè, « ont participé au double attentat du 2 mai à Ouagadougou » et à l’enlèvement d’une religieuse colombienne en février 2017,  affirme un communiqué publié mercredi 12 décembre par les services de renseignements malien (DGSE). Ils ont été « appréhendés alors qu’ils s’apprêtaient à perpétrer des attentats dans certains points sensibles d’Abidjan, Bamako et Ouagadougou lors des fêtes de fin d’année », assure les services maliens.

« Partage de renseignements »

Le communiqué identifie Adama Konaté, 31 ans et originaire de Yira Dioubasso au Burkina Faso comme le « chef de la cellule ». Selon les enquêteurs maliens, il « assurait la succession de son mentor Abdallah Sawadogo tué par les forces burkinabè le 22 mai » à Ouagadougou et « était devenu le point focal des groupes terroristes dans la jonction des trois frontières (Mali, Burkina et Côte d’Ivoire) et avait entamé une opération de recrutement ».


>>> À LIRE – Mali-France : ils ont (eux aussi) fait tomber Amadou Koufa


La DGSE malienne souligne par ailleurs s’appuyer sur une collaboration étroite avec les services d’autres pays – sans les citer – via le « partage de renseignements ». Une information confirmée à l’AFP par une source sécuritaire ivoirienne, qui assure que cette « excellente collaboration » a permis « d’« effectuer des reconnaissances sur deux sites à Abidjan ».

Ces arrestations interviennent quelques jours après l’annonce de la la « neutralisation » d’Amadou Koufa, au cours de la nuit du 22 au 23 novembre dernier. La mort du chef jihadiste a cependant été niée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le 2 mars 2017, Ouagadougou a été frappée par des attaques visant l’ambassade de France et l’état-major général des armées. Cet attentat, le troisième dans la capitale burkinabè, a fait 8 morts et 85 blessés. La Cote d’Ivoire avait quant à elle été frappée en mars 2016 par un attentat dans la station balnéaire de Grand Bassam qui a causé 19 morts. L’enquête avait débouché sur des arrestations en Côte d’ivoire, mais aussi au le Burkina et au Sénégal.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte