Économie

Affaire Bolloré : le holding à son tour mis en examen

Vincent Bolloré, à Paris en 2013.

Vincent Bolloré, à Paris en 2013. © Jacques Brinon/AP/SIPA

Mercredi 12 décembre, le holding Bolloré SA a été mis en examen. Une procédure « purement mécanique », sept mois après la mise en examen de deux dirigeants du groupe, précise un communiqué de la société.

Le 25 avril, Vincent Bolloré et deux de ses collaborateurs ont été mis en examen pour « corruption d’agents étrangers dépositaires de l’autorité publique », « abus de biens sociaux » et « faux et usage de faux », dans le cadre d’une enquête visant à déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale de publicité Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.


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La mise en examen du holding, survenue ce 12 décembre, intervient « de manière purement mécanique, […] pour les mêmes motifs et sans aucun élément nouveau », indique une communication du groupe, pour qui « le holding Bolloré SA, qui n’est en rien concerné par les faits objets de l’investigation, a décidé d’exercer un recours afin d’être mise hors de cause. »

Interrogé par Jeune Afrique en avril, l’avocat français Thierry Dal Farra, spécialisé en droit pénal des contrats publics, avait estimé qu’il serait extrêmement difficile de démontrer l’existence de pratiques illégales, et que la procédure pourrait prendre « entre huit et dix ans ».

 

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