Pétrole & Gaz

Mauritanie : le français Total obtient deux contrats d’exploration et de production supplémentaires

Vue du siège de Total à la Défense, en région parisienne. © Jacques Brinon/AP/SIPA

Le groupe français Total vient de signer un contrat pour opérer deux blocs offshores supplémentaires au large de la Mauritanie. La major renforce ses activités d'exploration dans le pays, après y avoir acquis trois blocs en 2017.

Le groupe Total a annoncé le 12 novembre avoir conclu un accord avec le ministère mauritanien du Pétrole, de l’Énergie et des Mines, octroyant à la major française deux nouveaux contrats d’exploration et de production portant sur les blocs C15 et C31. Ceux-ci sont situés en eaux profondes au large de la Mauritanie et d’une superficie de 14 175 m².

« Selon les termes du contrat, Total sera l’opérateur de ces deux blocs, avec une participation de 90 %, aux côtés de la Société mauritanienne des hydrocarbures et de patrimoine minier (SMHPM) qui détiendra les 10 % restants », précise le communiqué de l’entreprise. Le montant de la transaction n’a pas été précisé.

Total renforce ses activités d’exploration en Mauritanie

La firme pétrolière a récemment renforcé ses activités d’exploration dans le pays grâce à l’acquisition de deux licences en eaux profondes sur les blocs C7 en mai 2017 (avec une participation de 90 %) et C18 en août 2017 (avec une participation de 45 %). Total possède également un permis sur le bloc C9 (avec une participation de 90 %). Le total de ces investissement atteint 70 millions de dollars (61,6 millions d’euros).

En revanche, la major française n’investira pas sur le gisement de gaz de Grand Tortue-Ahmeyim, situé entre la Mauritanie et le Sénégal, qui est exploité par le britannique BP et l’américain Kosmos Energy.

Gestion prudente des découvertes pétrolières et gazières

Dans une interview accordée à Jeune Afrique en octobre 2018, Momar Nguer, patron de l’aval de Total, saluait la gestion prudente des autorités mauritaniennes des découvertes pétrolières et gazières dans le pays.

« Dans les prévisions budgétaires du Sénégal, le gouvernement sénégalais n’a inscrit aucun revenu prévisionnel tiré du gaz. Et c’est peu ou prou la même chose en Mauritanie avec le président Mohamed Ould Abdelaziz, qui est dans la même logique. Avec les découvertes gazières majeures qui ont été faites, j’en connais beaucoup qui auraient annoncé des mesures imprudentes, telles qu’un revenu minimum de 1 000 dollars dans cinq ans ! », expliquait-il alors.

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