Electricité

Afrique du Sud : Eskom demande à l’État d’absorber 6,3 milliards d’euros de dette

| Par Jeune Afrique
Eskom produit 95 % de l'électricité en Afrique du Sud. (Photo d'illustration)

Eskom produit 95 % de l'électricité en Afrique du Sud. (Photo d'illustration) © Gerhard Roux/Wikimedia Commons

En grande difficulté financière, l’entreprise publique souhaite que le gouvernement sud-africain absorbe un quart de sa dette, qui atteint 26,3 milliards d’euros.

Le producteur d’électricité public Eskom souhaite que le gouvernement sud-africain prenne en charge 6,3 milliards d’euros de dette dans le cadre d’un plan de sauvetage de la société d’État. Cette proposition pourrait faire progresser la dette publique rapportée au PIB de deux points de pourcentage, a révélé le quotidien Business Day.

26,3 milliards d’euros de dette

Cette annonce intervient après que le ministre des Finances Tito Mboweni a déclaré que Eskom devrait se financer sur le marché des obligations pour se financer, plutôt que de dépendre du soutien public, dont l’entreprise a déjà bénéficié par le passé.

Sa dette s’élève à 26,3 milliards d’euros, et la société d’État a recourt à des délestages, l’insuffisance des dépenses d’entretien ayant réduit sa capacité à produire de l’électricité. Elle continue de fonctionner grâce à une garantie publique de 22 milliards d’euros.

Interrogé par Bloomberg, le porte-parole du Trésor national sud-africain a déclaré que la politique du gouvernement était que le soutien public aux sociétés d’État ne devait pas avoir d’impact en termes de déficit.

Déclin des entreprises publiques sud-africaines

Les difficultés d’Eskom témoignent plus largement du déclin des entreprises publiques d’Afrique du Sud durant les neuf ans de mandat de l’ex-président Jacob Zuma, au cours duquel les malversations se sont généralisées. Son successeur Cyril Ramaphosa s’est engagé dans la lutte anti-corruption, et a renouvelé la direction d’Eskom, celle de la société ferroviaire et portuaire Transnet, et celle de South African Airways, mais la tâche reste considérable.

Les agences de notation ont averti que la situation d’Eskom représentait un risque pour la bonne santé de l’économie sud-africaine, alors que celle-ci vient de sortir de la récession, avec 2,2 % de croissance au troisième trimestre.

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