Pétrole & Gaz

Algérie : finalisation du rachat par la Sonatrach d’une raffinerie d’ExxonMobil en Italie

Exploitation d'hydrocarbures en Algérie (Sonatrach). © JF ROLLINGER pour JA

Le rachat par la Sonatrach de la raffinerie d'Augusta, qui appartenait à la filiale italienne d'ExxonMobil, a été finalisée le 1er décembre. Le groupe américain s'est notamment engagé à acheter la production du complexe pour une décennie.

Le 1er décembre 2018, la Sonatrach et la filiale italienne d’ExxonMobil, ESSO Italiana, ont conclut la vente de la raffinerie d’Augusta, située sur la côte est de la Sicile. « Le périmètre de cette transaction inclût la raffinerie d’Augusta, les trois terminaux pétroliers de Palerme, Naples et Augusta, ainsi que les participations dans des pipelines reliant la raffinerie aux différents terminaux », détaille le communiqué de l’entreprise publique algérienne.

Si la Sonatrach avait signé en mai 2018 l’accord de vente avec ESSO Italiana, la compagnie pétrolière algérienne avait alors indiqué que le transfert de la propriété de la raffinerie et de ses actifs aurait lieu d’ici la fin de l’année, sous réserve du respect de certaines clauses. Toutes ces conditions ont été levées, notamment celles liées aux accords anti-trust.

Un coût estimé à « moins d’un milliard de dollars »

Le coût de la transaction n’a pas été rendu public par la Sonatrach. « Nous avons acquis la raffinerie d’Augusta à un prix extraordinaire, soit moins d’un milliard de dollars », avait déclaré Ould Kaddour, PDG de la Sonatrach, en mai 2018 à Algérie Presse Service.

Grâce à ce rachat, la Sonatrach renforce son système de raffinage d’une capacité de 10 millions de tonnes de traitement par an et renforce sa capacité de stockage d’un volume équivalent à une autonomie supplémentaire de trois jours de consommation en gasoil et de trois jours de consommation en essence.

Selon Algérie Presse Service, dans le cadre de l’accord conclu avec la Sonatrach, ExxonMobil s’est engagé à rependre la production de la raffinerie d’Augusta à travers un contrat d’offtake (accord d’enlèvement) de dix ans.

Début octobre, l’entreprise publique a conclu un accord avec Total pour exploiter le champ gazier d’Erg Issaouane (centre-est) et développer le complexe pétrochimique d’Arzew (à 400 km d’Alger).

Après avoir signé plusieurs projets de coopération avec ENI le 25 novembre (exploration et logistique pétrolière et gazière, énergie), les groupes publics algériens Sonatrach et Asmidal se sont associé au conglomérat chinois Citic pour un projet d’exploitation et de transformation du phosphate, avec à la clef un investissement de 6 milliards de dollars.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Fermer

Je me connecte