Sécurité

Nigeria : Boko Haram doit être « éliminé de la surface de la terre », assure Buhari

Le président nigérian Muhammadu Buhari lors d'une allocution à la Nation depuis le palais présidentiel d'Abuja, le 21 août 2017. © Bayo Omoboriowo/AP/SIPA

Le président nigérian Muhammadu Buhari, en campagne pour sa réélection et qui fait face à une forte pression après des attaques très violentes de Boko Haram a déclaré mercredi que le groupe jihadiste devait être « éliminé de la surface de la terre ».

« Des progrès remarquables ont été faits pour rétablir la sécurité dans le nord-est depuis 2015, date à laquelle notre gouvernement est arrivé au pouvoir », a-t-il lancé lors d’un sommet de l’armée nigériane.

Cette réunion annuelle de hauts gradés militaires devait se tenir dans le sud du pays, mais elle a finalement été organisée à Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno, après une terrible attaque contre une base militaire la semaine dernière qui a fait une centaine de morts parmi les soldats.

« Nos troupes ne doivent pas perdre de vue leur tâche: éliminer Boko Haram de la surface de la terre. C’est une guerre que nous devons gagner absolument », a-t-il ajouté, d’un air strict et austère, sans oublier de partager « pensées » et « prières » avec les familles des soldats tués au combat, mais sans donner un bilan exact des victimes.

Appel à la coopération

Parallèlement, il a appelé les chefs d’Etat de la région du Lac Tchad qui se réunissent jeudi à N’Djamena (Tchad), à « faire un état des lieux sur la situation sécuritaire et pour renforcer les capacités de la Force Conjointe Multinationale « , dans un communiqué de la présidence.

« Les présidents du Tchad, du Cameroun, du Niger et de la République Centrafricaine ont été invités. Le Bénin – qui ne possède pas de frontière avec le lac – aussi », a fait savoir la présidence nigériane, qui peine à cacher l’urgence de ce sommet organisé en quelques jours.

Des attaques récurrentes

Arrivé au pouvoir en mars 2015, notamment sur la promesse qu’il allait mettre un terme à l’insurrection islamiste, Muhammadu Buhari, un ancien général, avait rapidement assuré que les combattants de Boko Haram étaient « techniquement vaincus », avant d’être cruellement démenti par les faits. L’AFP a répertorié au moins 17 attaques ou tentatives sur des bases de l’armée depuis juillet, faisant des dizaines, voire des centaines de morts.

Un grand nombre de ces attaques ont été revendiquées par le groupe de l’État islamique d’Afrique occidentale (ISWAP), une faction de Boko Haram, affiliée à l’EI.

Lors de la dernière attaque du 18 novembre à Metele, au moins 43 soldats ont été tués à Metele selon des sources concordantes, mais les soldats survivants affirment que plus de 100 de leurs camarades sont morts.

Buhari a remercié les soldats tombés au combat pour leurs « sacrifice héroïque » et s’est engagé à collaborer avec les partenaires de la Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF), dont le siège est à N’Djaména.

La force régionale, dont le déploiement a longtemps été retardé notamment par le Nigeria, regroupe le Nigeria et ses pays voisins (Cameroun, Niger, Tchad et Bénin).

Plus de 27.000 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’insurrection jihadiste en 2009 et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers.

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