Économie

Algérie : Sonatrach et Asmidal s’associent au chinois Citic pour un méga-projet de production de phosphate

Le siège de Sonatrach à Oran. © CC/Wikimedia Commons

Les entreprises publiques algériennes, en partenariat avec le conglomérat chinois, ont annoncé un investissement de 6 milliards de dollars dans un méga-projet d’exploitation et de transformation de phosphate. Objectif : faire passer le niveau de production nationale de 1 à 10 millions de tonnes par an.

L’Algérie ambitionne d’intégrer le cercle des plus grands producteurs de phosphate au monde. Pour relancer cette filière, le pays met en route un projet ambitieux d’extraction du phosphate du gisement de Bled el-Hadba, d’une capacité estimée à 500 millions de tonnes, dans la région de Tébessa, et de transformation de cette ressource naturelle à travers la production d’engrais phosphatés, d’ammoniaque et de silicium.

Ce projet repose sur un partenariat à 51-49 % entre les groupes industriels publics algériens Sonatrach et Asmidal, majoritaires, et le conglomérat chinois Citic. L’accord a été signé lundi 26 novembre par le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, et le PDG de la société chinoise, Chen Xiaoijia à la direction de transfert du gaz à Oglet Ahmed, dans la wilaya de Tébessa, en présence du Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

Entrée en production prévue pour 2022

« Le projet intégré de transformation du phosphate est le premier grand et important projet industriel que lance l’Algérie depuis près d’une décennie. Son entrée en production métamorphosera la région Est du pays et consolidera l’économie nationale », a déclaré le chef du gouvernement algérien, au cours de la cérémonie.


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Selon la fiche technique du projet, un investissement global de 6 milliards de dollars sera réparti entre la mine de Bled el-Hadba à Tébessa, les unités de transformation à Oued Kebrit à Souk Ahras et Hadjar Essoud à Skikda, et le port de Annaba. Ce complexe industriel, qui entrera en activité en 2022, permettra la création de 3 000 postes directs et 14 000 travailleurs seront appelés pour les chantiers de construction à travers les quatre wilayas concernées, d’après la même source.

Avec ce méga-projet, l’Algérie compte faire passer la production nationale de phosphate de 1 à 10 millions de tonnes par an, a indiqué Ahmed Ouyahia lors de la cérémonie de signature de l’accord. Il a également assuré que ce complexe, qui permettra d’exporter d’importantes quantités d’engrais, garantira des revenus de « près de 2 milliards de dollars par an ».

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