Dossier

Cet article est issu du dossier «CPI - Côte d'Ivoire : Gbagbo face à ses juges»

Voir tout le sommaire
Justice

Selon les avocats de la Côte d’Ivoire, « le procès Gbagbo doit aller à son terme »

Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoît. © François Nascimbeni/AFP ; DR

Alors que la Cour pénale internationale (CPI) doit se prononcer sur la demande de non-lieu introduite par la défense de l'ancien président, les avocats de l'État ivoirien souhaitent que les audiences puissent se poursuivre.

Pendant plus de deux semaines, les avocats de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé ont démonté l’argumentaire du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI). Trois ans après le début du procès, ils estiment que le dossier de l’accusation est vide, et demandent qu’un non-lieu soit prononcé.

Alors qu’on attend désormais le délibéré des juges, Jean-Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard, les avocats de l’État de Côte d’Ivoire, en appellent à leur « responsabilité ».


>>> À LIRE – Procès Gbagbo : le dossier a été construit « sur des sables mouvants », plaide la défense


Jeune Afrique : Les avocats de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé estiment que le dossier est vide. Après avoir entendu leurs plaidoiries, êtes-vous inquiet ?

Jean-Pierre Mignard : Nous sommes surtout étonnés. Pourquoi, en cours de procès, les avocats de la défense demandent-ils un non-lieu ? Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout, si le dossier de Laurent Gbagbo est si bon ? Si c’est le cas-là, qu’ils aillent à un triomphe. Auraient-ils peur qu’à leur tour les témoins de la défense soient malmenés et mis en difficulté ?

Des moments difficiles attendent peut-être Monsieur Gbagbo et ses défenseurs. Et puis on oublie une chose : les victimes. Il y a une association de victimes, qui est partie civile. Si le procès s’arrête, les victimes n’auront pas le droit de poser des questions aux témoins de la défense. Voilà ce que signifie cette demande de non-lieu en cours de procès.

Plusieurs témoins du procureur ont été peu convaincants, et parfois le dossier semblait mal ficelé. Avez-vous des regrets quant à la façon dont cette affaire a été instruite ?

Jean-Pierre Mignard :  En France, combien de fois croit-on qu’on va vers une décision, alors qu’au final on a une décision contraire ? Il faut se garder de l’émotion des effets d’audience. Après 40 ans de métier, je peux vous dire qu’on a des fois bien des surprises.

Vous êtes à présent connecté(e) à votre compte Jeune Afrique, mais vous n'êtes pas abonné(e) à Jeune Afrique Digital

Cet article est réservé aux abonnés


Abonnez-vous à partir de 7,99€pour accéder à tous les articles en illimité

Déjà abonné ?

Besoin d'aide

Vos avantages abonné

  1. 1. Accèdez en illimité à l'ensemble des articles sur le site et l'application Jeuneafrique.com (iOs & Android)
  2. 2. Bénéficiez en avant première, 24 heures avant leur parution, de chaque numéro et hors séries Jeune Afrique sur l'application Jeune Afrique Le Magazine (iOS & Android)
  3. 3. Recevez la newsletter économie quotidienne réservée aux abonnés
  4. 4. Profitez de 2 ans d'archives de Jeune Afrique en édition numérique
  5. 5. Abonnement sans engagement de durée avec l'offre mensuelle tacitement renouvelable*

*Service uniquement disponible pour les abonnements à durée libre.

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte