Actualités

Frais de scolarité : pour un député français, « le principe d’égalité constitutionnelle est bafoué »

En colère contre l’annonce de l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers, le député des Français de l’étranger M’jid El Guerrab annonce qu’il soutiendra les étudiants qui engageront des recours si le gouvernement hexagonal ne renonce pas à la réforme.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 10 avril 2019 à 09:58

Le député franco-marocain M’jid El Guerrab, élu au titre de la 9éme circonscription des Français de l’étranger. © YouTube/M’jid EL GUERRAB

L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Les frais de scolarité dans les universités et écoles publiques françaises vont augmenter dès 2019 pour les étudiants extra-européens, a indiqué le Premier ministre français Édouard Philippe, dans une allocution prononcée lundi 19 novembre à l’occasion des Rencontres universitaires de la Francophonie.


>>> À LIRE – Études à l’étranger : la France augmente les coûts de ses diplômes


Alors que les étudiants étrangers payaient les mêmes droits que les Français, soit 170 euros pour une année de formation en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat, ce ne sera désormais plus le cas. Dès la rentrée prochaine, ils devront s’acquitter de 2 770 euros en licence et 3 770 euros en master et doctorat, soit « un tiers du coût réel » d’un étudiant étranger pour les finances publiques, selon l’estimation du chef de gouvernement français.

Depuis, la résistance s’organise. Une pétition contre l’augmentation des frais de scolarité pour les étrangers a été lancée par le syndicat étudiant Unef. Même si on ignore encore les contours exacts de la réforme, des manifestations ont également été organisées dans les écoles et universités, et les opposants explorent déjà toutes les voies de recours disponibles. C’est le cas de M’jid El Guerrab, député des Français du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest. Il explique à Jeune Afrique sa stratégie de lutte contre la réforme du gouvernement.