Elections

Présidentielle à Madagascar : la Haute Cour contestée tranchera sans recours possible

Les bulletins de vote sont comptés à la fin d'une journée de vote à Antananarivo, Madagascar, mercredi 7 novembre 2018. © Kabir Dhanji/AP/SIPA

Pour proclamer les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle malgache, la Haute Cour constitutionnelle doit trancher entre les attentes contradictoires des candidats. Si aucun recours ne peut être déposé contre elle, certaines de ses décisions restent controversées depuis le début de l’année.

Comme toujours, c’est elle qui aura le dernier mot. La Haute Cour constitutionnelle (HCC), dont les décisions ne sont susceptibles d’aucun recours, joue le rôle le plus décisif de ce premier tour de la présidentielle, après le scrutin du 7 novembre. Et pas seulement parce qu’elle proclame les résultats définitifs, traite les requêtes (une huitaine au total) et statue sur les anomalies. Elle devra également trancher entre les désirs contradictoires des candidats.

Le 17 novembre, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), après avoir revu elle aussi tous les procès-verbaux, a annoncé – provisoirement – un second tour entre Andry Rajoelina (39,19% des voix) et Marc Ravalomanana (35,29%). Le président sortant Hery Rajaonarimampianina (8,84%) a été éliminé.


>>> À LIRE – Rajoelina et Ravalomanana qualifiés pour le second tour : les leçons du scrutin


« Nous ne prenons pas pour argent comptant tout ce que dit la Ceni », affirme à Jeune Afrique Jean-Eric Rakotoarisoa, le président de la HCC, le 16 novembre. Lorsqu’il nous reçoit, son spacieux bureau est l’une des rares pièces de l’institution à ne pas encore être envahie par les procès-verbaux des 24 852 bureaux de vote. Même la salle de proclamation, habituellement très solennelle, croule sous les tas de documents. C’est là que les neuf « sages » lisent leurs décisions quant à leurs autres missions de régulation des institutions et de vérification de la conformité des lois à la Constitution.

Il y a de la surenchère pour essayer de nous influencer, mais cela ne changera rien

Depuis le samedi 10 novembre, 190 personnes se sont relayées jour et nuit pour reprendre tous les procès-verbaux et les feuilles de dépouillement, en vérifier la cohérence et produire des rapports d’anomalie. Ils ont consolidé les chiffres dans un logiciel propre à la HCC. Le 22 novembre, ces opérations se sont terminées à midi, selon le directeur de cabinet du président, Andrianirina Ratsarazaka. Reste maintenant à traiter les requêtes. Tout cela, dans un contexte de contestation électorale. « Il y a de la surenchère pour essayer de nous influencer, mais cela ne changera rien », affirme Jean-Eric Rakotoarisoa.

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