Politique

Angola : nouveau bras de fer entre l’ex-président dos Santos et son sucesseur

L’ancien président angolais José Eduardo dos Santos, décembre 2007 à Lisbonne © Paulo Duarte/AP/SIPA

L'ancien président angolais José Eduardo dos Santos a réfuté mercredi les accusations de son successeur Joao Lourenço d'avoir « vidé les caisses de l'État », dans un nouveau bras de fer entre les deux hommes.

Joao Lourenço a affirmé au journal portugais Expresso paru ce week-end avoir « trouvé les coffres de l’Etat vides ». José Eduardo dos Santos lui a répondu mercredi lors d’une conférence de presse surprise à Luanda, la première depuis son départ de la présidence en septembre 2917.

« Je n’ai pas laissé les caisses de l’Etat vides. En septembre 2017, lors du passage de témoin, j’ai laissé environ 15 milliards de dollars à la Banque nationale d’Angola », a-t-il affirmé.

« Le budget général de l’Etat est adopté par l’assemblée nationale, et tous les revenus et dépenses de l’Etat doivent y être obligatoirement inscrits. Le budget 2017 avait un déficit de 6% », a-t-il ajouté depuis le siège de sa fondation éponyme.

Purge

José Eduardo dos Santos a dirigé l’Angola jusqu’en septembre 2017, un règne de trente-huit ans au cours duquel il a mis l’économie du pays en coupe réglée. Il a finalement cédé les rênes du pouvoir à Joao Lourenço, également membre du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA).

A peine arrivé, ce dernier a lancé une purge de grande ampleur dans l’administration et les entreprises publiques qui a visé pour l’essentiel les proches de son prédécesseur.

Symbole du nettoyage lancé par Lourenço, la justice a placé en détention l’un de ses fils, Jose Filomenu, inculpé de corruption alors qu’il dirigeait le fonds souverain du pays.

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