Sécurité

Attentat de Tunis : la kamikaze avait prêté allégeance à l’État islamique

La foule après un attentat sur l'avenue Bourguiba à Tunis, lundi 29 octobre 2018. © DR

La kamikaze ayant perpétré fin octobre un attentat à Tunis avait prêté allégeance au groupe jihadiste État islamique (EI), a affirmé lundi le ministre de l'Intérieur.

Le ministre a affirmé que l’auteur de l’attentat, identifiée comme Mounia Guebla, avait prêté « allégeance à Daech », un acronyme arabe de l’EI, et était entrée en contact, via « des canaux de communication secrets, avec des dirigeants terroristes à l’intérieur et à l’extérieur » du pays.

Selon l’enquête préliminaire, elle s’est aidée de publications diffusées sur des sites internet extrémistes pour s’entraîner à la fabrication d’explosifs, a dit le ministre.


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Elle avait par ailleurs des « relations virtuelles avec des éléments terroristes retranchés dans les zones montagneuses de la Tunisie et qui lui ont montré avant l’attentat comment préparer un engin explosif », toujours selon l’enquête.

26 personnes, dont 20 policiers, ont été blessées le 29 octobre dans le centre de Tunis, lorsque Mounia Guebla a actionné une charge explosive près de membres des forces de l’ordre, a indiqué Hichem Fourati lors d’une audition devant le Parlement. Dans un précédent bilan, les autorités avaient fait état de 20 blessés dans cette attaque qui n’avait pas été revendiquée.

Pas de complices

Selon Hichem Fourati, « des matières premières utilisées dans la fabrication des explosifs » ont été saisies dans la maison familiale de la kamikaze dans la région de Mahdia (est). Il a encore indiqué qu’il n’y avait aucune confirmation sur la participation d’une autre personne à cette opération, alors qu’une source au ministère de l’Intérieur avait indiqué le 30 octobre que des complices présumés étaient recherchés.


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L’attentat du 29 octobre était la première attaque à frapper la capitale tunisienne depuis novembre 2015, lorsqu’un Tunisien s’était fait exploser dans un bus transportant des membres de la sécurité présidentielle, tuant 12 d’entre eux. L’attentat avait été revendiqué par l’EI.

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