Sécurité

Mali : sept jihadistes de la katiba du Gourma tués dans un raid de Barkhane

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 16 novembre 2018 à 09h39
Des soldats français sécurisent une zone près de Gao, au Mali, en 2013.

Des soldats français sécurisent une zone près de Gao, au Mali, en 2013. © Jerome Delay/AP/SIPA

Sept jihadistes identifiés comme des membres de la katiba du Gourma, ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans le nord du Mali, lors d’un raid mené par des soldats français de l’opération Barkhane, a indiqué jeudi 15 novembre l’état-major français des armées.

Les soldats français ont mené « un raid héliporté dans la nuit du 11 au 12 novembre dans la région du Gourma (entre Tombouctou et Gao), contre un groupe armé terroriste », « renseignés par un drone Reaper », a détaillé jeudi 25 novembre le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrik Steiger.

Les jihadistes de la Katiba du Gourma ont répliqué aux tirs de sommation avec des armes légères, provoquant une riposte des militaires français qui ont « neutralisé sept terroristes », incluant « très probablement » leur chef Al-Mansour Ag Alkassim, a-t-il ajouté. Ce dernier était à la tête d’une faction du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda, a souligné le colonel Patrik Steiger.

Créée en 2014, ce groupe jihadiste qui sévit dans la région du Gourma au Mali privilégie « l’affrontement indirect en ayant recours au piégeage ou au minage des axes de communication ».

Un coup significatif

L’opération a permis de saisir des armes lourdes et légères, ainsi que des composants servant à la fabrication d’IEDs (engins explosifs), précise l’état-major, qui évoque un coup « significatif » porté au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans actif dans cette région du Mali. Ce groupe a revendiqué l’attentat suicide qui a fait trois morts et plusieurs blessés dans la ville de Gao lundi.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

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