Musique

Festival : le futur de la musique africaine a rendez-vous au Hasard Ludique

Pongo ©

Baloji, Pongo... pour la deuxième année, le nouvel établissement parisien invite quelques-uns des artistes les plus prometteurs du continent.

C’est une ancienne gare, près de la Porte de Saint-Ouen, à Paris… mais on n’y prend plus le train. Plutôt des bières, et parfois des claques (musicales) depuis que la station a été reconvertie en un espace culturel protéiforme baptisé le Hasard Ludique.

L’année dernière, quelques mois seulement après avoir ouvert ses portes, en avril, le lieu créait le festival Nyokobop. Il réussissait à proposer la programmation la plus alléchante de musique africaine en ouvrant sa scène à Tshegue, Jupiter & Okwess ou encore Les filles de Illighadad ; et attirait plus de 3 000 spectateurs. Jusqu’au 15 décembre 2018, la salle renouvelle l’exploit avec des têtes d’affiche qui passionnent aussi la rédaction de Jeune Afrique.

Haute fidélité

Le 18 novembre, c’est ainsi l’artiste congolais Baloji qui vient y faire une session d’écoute intimiste. « Une cinquantaine de personnes pourront faire une écoute sur un système de son haute fidélité, précise Vincent Merlet, l’un des trois fondateurs du Hasard Ludique. L’artiste sera là et pourra commenter en direct les titres de son dernier album 137 Avenue Kaniama. »

Le 1er décembre, une soirée entière est consacrée au « gqom », le son des townships, avec la projection d’un documentaire, Woza Taxi, une conférence et évidemment des lives de DJs pionniers du mouvement (Dominowe, Nan Kolé et Amzo & Sébastien Forrester de Gqomunion). Et le 7 décembre, Pongo, la nouvelle reine angolaise du kuduro que nous vous faisions découvrir dès juin dernier, viendra enflammer le plateau du Hasard Ludique.

 

Ce ne sont là que quelques joyaux du diadème Nyokobop, qui met aussi en avant la scène sud-américaine. « Nous avions envie d’aller chercher des projets hybrides, métissés, nouveaux, souligne Vincent Merlet. Et il faut reconnaître que l’Afrique, notamment, propose énormément de choses excitantes qui mélangent sonorités locales, traditionnelles et avant-gardisme. Internet, en permettant aux créateurs de faire découvrir directement leur travail, a joué dans cette explosion. Mais la diaspora, très influente et impliquée, joue aussi son rôle. Je pense à des sites comme Nothing But the Wax ou au blog L’Afro, qui font un très beau travail de défrichage et de mise en avant. »

DR

Afro-militant

Le projet du Hasard Ludique prend aussi certains soirs une teinte plus politique. Comme lorsque, le 2 novembre, il accueille le rappeur Rocé pour la sortie de son album Par les damné.e.s de la terre, une compilation de musiques contestataires francophones. Il s’inscrit à ce titre, comme La Colonie, dans la galaxie des nouvelles salles parisiennes afro-militantes.

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