Politique

Afrique du sud : victime d’une sex-tape, le ministre de l’Intérieur démissionne

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 14 novembre 2018 à 09h50
Malusi Gigaba, le 31 mars 2017, lorsqu’il a été nommé ministre sud-africain des Finances.

Malusi Gigaba, le 31 mars 2017, lorsqu'il a été nommé ministre sud-africain des Finances. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Le ministre sud-africain de l’Intérieur, Malusi Gigaba, qui était la cible de tentatives d’extorsion après le vol d’une vidéo à caractère sexuel le concernant, a démissionné de ses fonctions, a annoncé mardi 13 novembre la présidence sud-africaine.

Le chef de l’État sud-africain, Cyril Ramaphosa, a indiqué dans un communiqué avoir reçu la lettre de démission de Malusi Gigaba, un allié proche de l’ancien président Jacob Zuma, et l’avoir acceptée. Dans ce courrier, le ministre de l’Intérieur justifie son départ au nom de « l’intérêt national » et de celui du parti, et pour « soulager le président d’une pression inutile ».

Mensonge sous serment

Malusi Gigaba avait été mis en cause en octobre par la médiatrice nationale, Busisiwe Mkhwebane, qui avait recommandé au chef de l’État de prendre des « sanctions » contre le ministre, « pour avoir menti sous serment devant un tribunal ». Elle faisait référence au témoignage que Malusi Gigaba avait livré en 2017, lors d’un procès impliquant la puissante famille Oppenheimer.

La vidéo était disponible sur le site de partage de vidéos pornographiques en ligne PornHub

Malusi Gigaba, qui a été ministre des Finances de mars 2017 à février 2018, date à laquelle il a obtenu le portefeuille de l’Intérieur, avait reconnu fin octobre qu’il avait été en 2017 la cible de tentatives d’extorsion après le vol d’une vidéo à caractère sexuel le concernant, à la suite du piratage de son téléphone. La vidéo était disponible sur le site de partage de vidéos pornographiques en ligne PornHub. Il avait exclu début novembre de démissionner, assurant avoir signalé l’affaire aux forces de l’ordre et aux services de renseignement, soulignant qu’il avait « toujours refusé de considérer » de céder au chantage.

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