Elections

Madagascar : l’ancien président Rajoelina reste en tête, selon des résultats partiels

L'ex-chef d'état Andry Rajoelina lors de l'annonce de sa candidature le 1er août 2018. © AFP / RIJASOLO

Quatre jours après l'élection présidentielle à Madagascar, l'ancien président de la Transition, Andry Rajoelina reste en tête devant son rival, Marc Ravalomanana, selon les résultats encore partiels publiés ce dimanche par la commission électorale nationale indépendante (CENI).

Avec 7  597 bureaux de vote traités, sur les 24 852 que compte le pays, soit 30,57%, Andry Rajoelina reste toujours en tête avec 40,87% des suffrages, suivi par Marc Ravalomanana (35,99%). Mercredi soir, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina avaient tous les deux afficher leur confiance.

Le président sortant Hery Rajaonarimampianina quant à lui, remonte lentement la pente avec 07,01% contre contre 05,75% samedi.

Le code électoral malgache impose aux candidats un second tour si aucun d’entre eux n’a plus de 50% des suffrages au premier tour.

Affrontement sur le plan économique

Marc Ravalomanana, 68 ans, et Andry Rajoelina, 44 ans, sont de richissimes hommes d’affaires. Les deux hommes étaient aussi les principaux protagonistes de la crise sanglante de 2009, qui avait fait une centaine de morts et s’était soldée par la démission de Ravalomanana, lâché par l’armée.

L’opposant Andry Rajoelina s’était alors vu confier les rênes du pouvoir jusqu’en 2014, un « coup d’État » selon la communauté internationale.

C’est la première fois que les deux hommes s’affrontent dans les urnes, après avoir été interdits de se présenter à l’élection organisée fin 2013 afin de tenter d’apaiser la situation politique.

Soupçons de fraude

Vendredi, le directeur de campagne du candidat Marc Ravalomanana, Anisoa Tseheno Rabenja avait dénoncé une tentative de fraude et de corruption de la CENI.

Jeudi, Hery Rajaonarimampianina, qui a dirigé le pays de 2014 à septembre 2018, a dénoncé aussi de « nombreuses irrégularités de vote ». Des accusations qui ont été démenties par la Commission électorale.

Les observateurs de l’Union européenne (UE) et de l’Union africaine (UA) ont insisté vendredi pour que les réclamations se fassent « uniquement » par la voie légale.

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