Politique

Mali – Moussa Mara : « Le pouvoir malien est en train de créer les conditions d’une explosion »

Moussa Mara, président du parti Yéléma, en octobre 2014 à Paris. © Vincent Fournier/JA

Trois mois après l’élection présidentielle au Mali, l’ancien Premier ministre - qui entretient toujours de fortes ambitions -, s’alarme de la situation politique « explosive » dans son pays et appelle à la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Éphémère candidat à la présidentielle malienne, avant de rallier la candidature de Cheikh Modibo Diarra, Moussa Mara est un des participants au Forum MEDays, qui se tient depuis mercredi soir à Tanger, au Maroc. Alors que les 150 intervenants et quelque 2 000 participants réfléchissent autour des nouveaux partenariats en Afrique, l’ancien Premier ministre malien livre à Jeune Afrique son regard sur la situation politique dans son pays.

Jeune Afrique : Trois mois après la réélection d’Ibrahim Boubacar Keïta, quel regard portez-vous sur ce début de second mandat ?

Moussa Mara : Le Président ne prend pas la bonne direction. Quand on regarde les résultats de la présidentielle, on constate qu’il n’a pas le soutien de plus d’un quart de l’électorat. Il est urgent qu’il rassemble. Le pays fait toujours face à d’immenses défis. Tout cela nécessite que l’essentiel du pays œuvre dans la même direction. Il faut que nous gouvernions tous ensemble.

Vous appelez à la constitution d’un gouvernement d’union nationale ?  

Absolument. Aujourd’hui, deux blocs se font face et se regardent en chien de faïence. Le Président doit dépasser cela, appeler le camp de Soumaïla Cissé et l’associer au pouvoir. Malheureusement, il n’est pas du tout entré dans cette dynamique.

On pensait qu’il mettrait en place un gouvernement intérimaire, qu’on ferait les législatives, puis que nous pourrions repartir du bon pied. Mais il vient de permettre aux députés de prolonger leur propre mandat et de reporter les élections. Où a-t-on vu une chose pareille ? Jamais dans l’histoire du pays cela ne s’était produit. C’est fouler notre Constitution et notre démocratie aux pieds.

[IBK] doit prendre conscience de la situation du pays et savoir faire marche arrière tant qu’il est encore temps

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