Politique

Burkina Faso : une gendarmerie attaquée dans le nord par des individus armés

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 08 novembre 2018 à 16h42
Des soldats burkinabè à proximité de l'état-major, pendant l'attaque terroriste du 2 mars 2018 à Ouagadougou.

Des soldats burkinabè à proximité de l'état-major, pendant l'attaque terroriste du 2 mars 2018 à Ouagadougou. © Hippolyte Sama pour JA

Un gendarme a été grièvement blessé le 8 novembre dans l’attaque d’une brigade de gendarmerie dans le nord du Burkina Faso par des individus armés, ont rapporté des sources sécuritaires.

« Ce jeudi matin [du 8 novembre, ndlr] aux environs de 6h00 (locales et GMT), des individus armés ont attaqué la gendarmerie de Namsiguia », à 175 km de la capitale Ouagadougou, a déclaré un responsables des services de sécurité. « Un gendarme a été grièvement blessé », a-t-il ajouté sous couvert d’anonymat, en attribuant l’attaque à des militants jihadistes.

Selon une autre source sécuritaire, l’attaque a duré « une vingtaine de minutes avant d’être repoussée par les forces de défense et de sécurité ». Cette attaque est la première à Namsiguia, à 35km de Djibo, grande ville du nord du Burkina Faso et chef-lieu de la province du Soum, dont la gendarmerie avait également été attaquée mi-octobre.


>>> À LIRE – Burkina : les autorités confrontées à un nouveau défi sécuritaire dans l’est


Attaques fréquentes

Lundi, deux militaires avaient été tués et trois blessés à Nassoumbou, dans le nord du Burkina Faso, près de la frontière malienne, par l’explosion d’un engin artisanal (IED), selon des sources sécuritaires. Le Burkina Faso est confronté depuis début 2015 à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières. D’abord les localisées dans le Nord, celles-ci se sont étendues à d’autres localités, notamment dans l’Est du pays.

La capitale Ouagadougou a été frappée à trois reprises, dont la dernière fois en mars, ces attaques faisant au total près de 60 morts. Selon un bilan officiel établi mi-septembre, les attaques islamistes ont fait 118 morts, 70 civils et 48 membres des services de sécurité. Au moins une trentaine de personnes ont été tuées depuis cette date, selon un décompte réalisé par l’AFP.

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