Elections

Candidat commun de l’opposition en RDC : rendez-vous décisif le 9 novembre à Genève

De gauche à droite : Martin Fayulu, Adolphe Muzito et Vital Kamerhe. © Vincent Fournier pour JA / Gwenn Dubourthoumieu pour JA

Initialement prévue à Conakry, la réunion décisive des sept leaders de l’opposition congolaise aura finalement lieu le 9 novembre à Genève. Objectif : désigner un candidat unique et peaufiner un programme commun.

Une date et un lieu semblent enfin être arrêtés. Après la rencontre de fin octobre à Pretoria, les sept leaders de l’opposition congolaise avaient d’abord annoncé une prochaine réunion à Paris, avant de la délocaliser à Conakry. Mais c’est finalement à Genève qu’ils ont décidé de se retrouver à partir du vendredi 9 novembre.

« En optant pour un pays le plus neutre possible, nous avons à la fois voulu ne pas mettre mal à l’aise l’État hôte et se rendre dans un endroit le moins suspecté de dérives dictatoriales », explique à Jeune Afrique un proche des sept leaders (« L7 »).

La réunion s’annonce décisive. D’ici le 15 novembre, trois opposants exclus de la présidentielle – Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito – et quatre candidats en lice – Félix Tshisekedi, Martin Fayulu, Freddy Matungulu, Vital Kamerhe – ont promis d’annoncer le nom de leur candidat et de trouver un programme commun. Ils auront « 48 heures », soit jusqu’au dimanche, pour trouver un compromis, selon un tweet d’Olivier Kamitatu, porte-parole et directeur de cabinet de Moïse Katumbi.

Les « L7 » et la machine à voter

Parviendront-ils à se mettre d’accord ? Rien n’est moins sûr. D’autant que, ces dernières semaines, le groupe s’est fragilisé sur la question de la machine à voter. Le camp de Félix Tshisekedi a en effet nuancé sa position, affirmant être prêt à participer aux élections « avec ou sans » cet engin controversé. Jusqu’ici, tous les « L7 » exigeaient pourtant l’abandon de ce dispositif électronique.

Qu’à cela ne tienne, certains d’entre eux croient encore à la possibilité de se trouver un candidat commun. « À condition d’être conscients de notre responsabilité à sortir la RDC du trou dans lequel [le président] Joseph Kabila l’a mis », précise Martin Fayulu, candidat de la Dynamique de l’opposition.

D’après les informations de Jeune Afrique, des leaders de l’opposition et leurs équipes (collaborateurs et experts), encore dans le pays, ne quitteront Kinshasa que le jeudi soir pour Genève. Au moment où nous écrivions ces lignes, certains d’entre eux se trouvaient encore à l’ambassade de Suisse, dans la capitale congolaise, pour tenter d’obtenir leur visa.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte